28 juin 2008

Séquence Haroun Tazieff à Lombok

Quand j'étais ado, j'ai eu ma période "je veux devenir volcanologue", une sorte d'Haroun Tazieff mais sans l'accent et sans l'haleine du vieux scientifique (je ne sais pas pourquoi, mais dans mon imaginaire, les vieux chercheurs ont une haleine de phoque... va savoir pourquoi !).
Les 3 jours que je viens de passer à faire l'ascension du mont Rinjani, à Lombok, m'ont rappelé cette période où j'étais fascinée par les volcans. Celui-ci est encore en activité, mais sa dernière éruption date de 2004.

P10805211 Le paysage qu'offre ce volcan, au milieu d'un lac, entouré par les montagnes est grandiose. Le chemin pour y arriver l'est aussi puisqu'on passe tour à tour, à travers la jungle, les champs de moyenne altitude, puis les roches volcaniques.
Heureusement que c'est magnifique, parce que "holly shit" (c'est la dernière expression que je viens d'apprendre, je l'utilise à toutes les sauces ! J'adore imaginer la traduction française : sainte merde !), cette ascension n'était pas une mince affaire.

J'en ai chié, au sens propre (merci l'eau des montagnes!) comme au sens figuré (on est passé de 400 à 2500 mètres d'altitude la première journée et on a fait une moyenne de 7 heures de marche par jour dans des chemins plus qu'escarpés).

Mais moi, quand j'en chie, je le fais en silence ! Pas comme d'autres... Je me suis retrouvée dans un groupe avec 2 Québécoises et une Américaine, et l'une de Québécoise a découvert à 26 ans qu'elle avait le vertige. Résultat, elle a passé les 2 derniers jours à pleurer en tenant la main du guide, pétrifiée par l'idée de tomber dans le vide dans des passages qui ressemblaient plus à des murs d'escalade qu'à un chemin balisé, certes, ou à trembler à l'idée de glisser dans les descentes où la terre sèche est certes casse-gueule mais où le meilleur moyen de ne pas se retrouver sur les fesses est de courir et non de faire des pas de danseuse.
J'ai du mal à comprendre que l'on s'engage dans des treks de 3 jours sans s'être renseigné sur la difficulté du parcours à l'avance. Par exemple, je sais que je ne ferai jamais l'Everest, car mon corps et mes petits poumons en seraient incapables. Je savais en partant que l'ascension du Rinjani n'était pas une promenade de santé, mais je me sentais capable de faire ces 3 jours (même si je craignais pour mon dos un peu en vrac). Vous me trouvez peut-être  dure avec cette pauvre Québécoise, car après tout, tout le monde a le droit d'être pris de panique face à la puissance des éléments, comme la montagne ou la mer, d'ailleurs. Ca m'est déjà arrivé.

P10805031Au début, j'ai essayé de la soutenir, de la motiver, mais pour couronner le tout, quand elle ne pleurnichait pas sur la route, c'était encore pire au campement : elle a passé son temps à se plaindre parce qu'il faisait trop froid (ben oui, ça caille avec un short ras la moule à 2500 mètres, même en Indonésie), qu'elle était mouillée (la pluie ça mouille) et qu'elle en avait marre de bouffer des pancakes, des nouilles et des oeufs. Je ne sais pas si elle s'attendait à avoir un steack et des frites à chaque repas, mais moi je trouvais déjà pas mal de voir les porteurs monter avec des oeufs dans leurs paniers en bambou surchargés ! Et puis, les banana pancakes ont l'avantage de faire venir les singes jusqu'au campement (emportant parfois quelques chaussettes qui traineraient par là).

P10805851 L'avantage de voyager par soi-même, c'est que l'on a le choix de passer du temps avec des gens sympas et bon esprit. Le problème des treks organisés, c'est que lorsqu'on a un boulet dans le groupe, on se le traine tout le long ! Néanmoins, comme les pleurnichages altéraient un peu ma propre motivation, et que les pauses d'une demi-heure/trois quarts d'heure à attendre la pleurnicharde me cassaient un peu les jambes (au sens propre), j'ai passé la majeure partie des 2 premiers jours à faire cavalier seul avec nos 2 porteurs, 2 petits bouts de mecs qui galopaient en tongs avec 40 kilos sur les épaules et le dernier jour avec un autre groupe !

P10805411 J'imagine que ce trip a du être un vrai cauchemar pour cette minette, mais comme je suis bien la fille de mon père et que j'aime pas me laisser emmerder par les cons, les casse-pieds j'essaie d'éviter, je préfère admirer les paysages en silence !

Maintenant que je vous ai raconté tout cela, j'ai le droit de pleurnicher un peu ? Holly shit, j'ai des courbatures à ne pas pouvoir decendre les marches de mon hotel ! Et franchement, je ne sais pas si vous avez déjà fait l'expérience des chiottes à la turc avec des courbatures, mais je peux vous dire que c'est pas une mince affaire !
Je vais donc rejoindre tout doucement ma prochaine destination, les îles Komodo et Flores.

22 juin 2008

Dieu que c'est bon d'être de retour en Asie !

Les odeurs de frangipaniers laissant place à celles de l'encens puis à celles de la fiente de poulet, les douches à l'eau froide, parfois salée, parfois jaunâtre, les pieds crados et le dessous des ongles noir, les coqs qui chantent à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, les gamins qui courent cul nu après les poulets, les temples parfois sortis de nulle part, les massages à 5 euros, les sourires (pas toujours intéressés), les nouilles, le riz, les nouilles, les connections très bas débit (c'est pour cela qu'il n'y a qu'une photo dans ce post), les "hello moto"... pour tout cela et malgré tout cela, dieux que c'est bon d'être de retour en Asie !

Après avoir passé 2 jours à Padangbai, sur l'île de Bali (que j'ai décidé de ne pas explorer lors de ce voyage, car c'est une destination "facile" depuis la France et que j'ai eu ma dose de sauvageons australiens piquousés à la binouze), j'ai rejoint Lombok et l'ile de Gili Trawangan (qui et aussi touristique que Bali !).
A Padangbai, en m'enfonçant dans un sentier menant à une plage et un village de pêcheurs, j'ai eu la chance de tomber sur une cérémonie. J'ai pensé au départ qu'il s'agissait de funérailles, mais après m'être renseignée auprès de deux jeunes qui en revenaient et bien curieux de voir une blanche sur cette plage de sable noir, j'ai compris qu'il s'agissait d'une cérémonie d'offrandes au dieu de la mer, pour qu'elle soit clémente et prospère envers cette communauté de pêcheurs.

P1080281 J'ai ensuite rejoint les îles Gili sur un ferry qui semblait n'avancer qu'avec un moteur sur deux. Ces 6 heures de navigation pour faire 25 km, m'auraient semblé interminables auparavant, mais j'ai développé un sacré sens de la contemplation depuis mon voyage. Je peux bouquiner, regarder les gens, regarder la mer, les étoiles, pendant des heures.
Sur Gili, j'ai fait 3 plongées riches en faune (plein de tortues et de sèches), mais dont les coraux ont été ravagés tour à tour par la pêche à la dynamite, le cyclone Nino et les différentes tempêtes. Dans ce cimetière de coraux, il est impressionnant de voir comme la vie est dense, néanmoins. J'ai eu la surprise d'être suivie (dirigée ?) par un poisson pilote qui a quitté une tortue pour s'accoler à mon cuissot gauche lors de la seconde plongée. De là à dire que je nage désormais comme un poisson dans l'eau !

Je pars demain dans les terres, direction le volcan. En espérant que mes dorsales un peu malmenées par mon sac à dos de plus en plus lourd et les blocs de plongée de plus en plus lourds me permettent l'ascension. Malheureusement, bien que mon sac soit lourd, il ne contient pas mon ostéo préféré (le fameux docteur Tougard, pour ceux qui l'auraient essayé !)

18 juin 2008

Rien que pour vous les filles... les gars d'Australie !

Après les gars de Thailande, du Laos, du Cambodge et du Vietnam, des iles Fiji, voici enfin les gars d'Australie. Bon, autant vous dire que le mythe du surfeur australien restera pour moi un mythe !

En Australie, on rencontre plutôt des gars du bush, des amoureux de la nature (vous remarquerez le mimétisme entre le koala et son soigneur ! Et pourtant, c'est mignon un koala !), et de jeunes sauvageons ! Du coup, pour rendre ce post à l'image de la réalité, vous trouverez du bon et du moins bon ! Désolée !

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16 juin 2008

La Grande Barrière de Corail... voilà, ça c'est fait !

Je viens de réaliser le rêve de tout plongeur... passer quelques jours sur la grande barrière de corail australienne.

P1070422 Je me suis fait plaisir avec une croisière plongée de 7 jours qui a du me couter l'équivalent d'un mois et demi en Asie ! C'est ma petite folie du voyage. Mais bon, j'en ai tellement chié dans les auberges de jeunesses australiennes que je méritait bien une grosse folie. D'ailleurs, je crois que ma dernière expérience en auberge de jeunesse a Cairns a été le pompon... Elle se situait au dessus de la plus grosse boite de nuit de Cairns, ce qui m'a permis de danser dans mon lit tous les soirs jusqu'à 4 heures du matin (les doubles vitrages, ils connaissent pas par ici) et de profiter des hurlements des sauvageons et sauvageonnes de l'auberge. Mais surtout, je me suis faite littérallement bouffer par des puces de lit. Je vous jure, parfois, les pays les plus développés ne sont pas ceux qu'on croit !

Tortue Revenons à ce trip plongée, car l'Australie m'a enchantée pas certains côtés. Nous sommes partis par une mer assez agitée et revenus par une mer encore plus agitée. Je ne sais pas d'où me vient ce pied marin, mais contrairement à beaucoup de plongeurs qui ont passé quelques heures en tête à tête avec leur sac à vomi, je n'ai eu aucun mal à m'empiffrer au buffet (en général, sur un bateau, la bouffe est toujours bonne !).
Le rythme était simple : lever 6h30, petit dej fruits et muesli, 1ère plongée, 2ème petit dej' eggs & bacon, 2ème plongée, déjeuner, 3ème plongée, goûter, 4ème plongée, parfois une 5ème plongée (de nuit), diner puis coucher vers 9-10h. Pour ma part, j'ai zappé les plongées de nuit, car je ne suis pas une grande fan de la chasse à la poiscaille avec une lampe torche, et j'ai préféré faire la sieste de temps en temps lors de la 3ème plongée. Je me suis quand-même enquillé vingt et une plongées, soit une moyenne de 3 par jour, ce qui est largement suffisant pour revenir sur terre complètement azoté !

Rascasse Les fonds ne m'ont pas déçue, même si je m'attendais à voir plus de gros bestiaux. Dans un environnement riche en corail, j'ai croisé des tortues, des requins pointe blanche, des gros mérous (qui font la réputation de la zone de cod hole), des napoléons, des bancs de barracudas, de belles nudibranches et des poissons multicolores en pagaille. Je n'ai pas eu la chance de nager avec les fameuses baleines minkie whales, en revanche, je les ai vues de la surface, à 50 mètres du bateau.

Quant à la faune bipède qui avait pris ses quartiers sur le bateau, il y avait l'équipage de 11 personnes et entre 11 et 15 plongeurs. Un bon ratio de luxe !
Parmi les guests, un couple de tourdumondistes français bien sympas, Cécile et Boris, avec lesquels nous avons plongé en palanquée autonome, histoire d'éviter les groupes de 8 personnes et les coups de palmes sur la tête. C'était l'une des premières fois que je plongeais en autonome. Ca responsabilise beaucoup plus que de suivre bêtement un divemaster... et cela demande beaucoup plus d'attention (d'autant que j'ai un sens de l'orientation bien plus réduit sous l'eau que sur terre !).
Il y avait également des Américains, des Japonais, des Italiens et des Allemands.
Je crois que je suis devenue pro pour reconnaitre la nationalité d'un plongeur !

Bon, les Japonais, c'est pas très compliqué, même sur un bateau, ils ont leur propre guide japonais qui leur explique tout en japonais (car je l'ai peut-être déjà dit, mais le Japonais aune maitrise de la langue anglais qui doit s'approcher du niveau zéro). Ils ont toujours beaucoup de matériel, plein de petites boites qui renferment je ne sais quoi (mais surement très utile !). Et surtout, le plongeur japonais n'a aucun scrupule à foncer sur les autres plongeurs qui sont en train de prendre une photo d'un joli poisson. Pas question d'attendre. Ce n'est pas chacun son tour, c'est la photo qui compte avant tout. D'ailleurs, ils prennent tout et n'importe quoi en photo. La preuve ? Depuis le début de mon voyage, j'ai du partir une trentaine de fois au pays du soleil levant à travers l'objectif d'un Japonais rencontré dans un bus, un train, sur un site archéologique, dans une tribu montagnarde ou un bateau de plongée. Ben oui, une parisienne, c'est exotique et "Paris it's so romantic" !

P1080164 Les plongeurs allemands, ce sont les seuls qui plongent encore avec une moustache. C'est bien connu, un plongeur avec une moustache est un plongeur dont le masque prend l'eau car il n'est pas 100% hermétique avec la peau (ben oui, y'a la moustache !). Je ne sais pas pourquoi, chez le plongeur allemand, ce problème d'étanchéité n'existe pas.
Et puis le plongeur allemand aime la convivialité. C'est pourquoi il nous gratifie souvent de magnifiques vues sur ses attributs, lors des changements de slips de bain, car le plongeur allemand reste nature avant tout !

Les plongeurs italiens ont souvent les dernières combinaisons à la mode. Ma qué, même sous l'eau le plongeur italien doit avoir du style. Je n'ai jamais vu un trou dans une combi d'Italien ! En revanche, sous l'eau c'est parfois un peu free style ! J'ai tenté un plongée en autonome avec Antonio, qui était sensé être instructeur. Et bien Antonio a sauté sans sa ceinture de plombs (bon d'accord, ça peut arriver), m'a indiqué des niveaux un peu farfelus concernant l'air dans sa bouteille, et est remonté avec 20 bars, ce qui nous a valu d'être punis, et de devoir retourner plonger avec le groupe à la plongée suivante.

Les plongeurs américains voient souvent la plongée comme une compétition. Lors de cette croisière un jeune étudiant de la Navy a mis un point d'honneur à faire toutes les plongées, soit 26. Le plongeur américain n'a pas le droit de se reposer ! C'est la course à la plongée et aussi la course aux diplômes ! Quand ils viennent juste d'obtenir leur open water (1er niveau), il faut qu'il passent leur advanced (2ème niveau) et quand ils ont seulement 15 plongées et leur advanced, ils parlent déjà de passer leur divemaster (qui permet d'encadrer des plongeurs). Quand je leur dit que j'ai 170 plongées dans les palmes et que je suis toujours niveau 2, ils me regardent comme une nullasse. Bouh t'as pas ton divemaster ? Ben, non, je n'ai pas encore décidé de devenir moniteur de plongée, et je ne plonge que pour le plaisir, donc je ne vois pas bien l'utilité d'épingler un niveau supplémentaire à ma combinaison de plongée ! Pour moi, un plongeur, c'est comme le nutela : l'expérience fera toujours la différence.

Et le plongeur français, dans tout ça ? Et bien, il passe son temps à critiquer (affectueusement) les autres plongeurs ! La preuve dans ce post !

P1070284 Je suis rentrée de mer ce matin et je tangue encore un peu. J'ai rejoint une petite station balnéaire au nord de Cairns, Port Douglas. Il n'y a pas grand chose a faire. Je vais esayer de me reposer un peu (j'ai bon espoir, mes 3 roomates ont l'air plus calmes que la moyenne) et je vais profiter de mes 2 derniers jours en Australie pour préparer la suite de mon voyage en Indonésie et faire quelques emplettes avant mon retour en Asie... Un jour, je vous raconterai comment j'ai passé une journée à trouver du produit à lentilles au Cambodge et une autre journée à faire toutes les pharmacies et épiceries de Vientiane, (la capitale du Laos, quand-même !) pour trouver une boîte de tampax ! Parce que ça, le lonely planet et le routard, ils n'en parlent pas !

12 juin 2008

Un billet spécial petits n'enfants...

Après le billet pour les mamans, voici le billet pour les enfants. Moi-même j'étais comme une grande enfant au zoo de Cairns lorsque j'ai caressé un koala et donné à manger aux kangourous ! J'espère que Manon, Margaux et Antoine apprécieront !

C'est l'heure du nourrissage... oui oui, c'est tata 'arie qui donne à manger au kangourou !

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10 juin 2008

Rien que pour vous les filles... les gars des îles Fiji !

Après les gars de Thailande, du Laos, du Cambodge et du Vietnam, voici de la grosse qualité avec les gars des Fiji. De la puissance, des corps sculptés pour le rugby et surtout, surtout, de larges sourires !

J'ai gardé le meilleur pour la fin, comme on dit !

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07 juin 2008

Big bula aux îles Fiji

Tout d'abord, merci à tous pour vos commentaires, messages sur facebook et autres e-mails pour me redonner un coup de boost et (pour certains) m'avouer que "oui, moi aussi, j'ai eu un coup de blues au bout des 3 mois de tour du monde. C'est vrai lorsqu'on part, comme cela, on doit être fort, en tous cas montrer qu'on l'est pour que les proches ne s'inquiète pas... mais apparemment ça arrive à beaucoup de gens ce coup de mou des 3 mois".
Merci, ca va beaucoup mieux. Je crois que j'avais besoin d'un peu de temps pour digérer toutes les émotions vécues en Asie, et que le passage entre la générosité de peuples en désuétude en Asie et la société de consommation en Australie a été un peu trop brutal pour moi ! Je suis désormais en pleine forme morale et physique, même si je pense souvent à certaines rencontres (au laos, au cambodge, particulièrement).

Comment on rebondit ? Après ma superbe plongée à Byron Bay, je me suis pris une bonne cuitasse avec Nayla, une londonienne qui était dans le même dortoir que moi, que j'ai ensuite retrouvée 2 jours plus tard à Brisbane pour passer une soirée avec sa cousine et les collègues de sa cousine, où je me suis (encore) pris une bonne cuitasse...
Bref, si je l'avais écrit il y a une semaine, ce post se serait appelé : Un coup de mou ? une plongée et deux cuitasses et ça repart. En fait, j'ai un peu perdu l'habitude des soirées bien arrosées (ce qui n'est pas un mal en soit !), alors dès que je bois 2 vodkas cranberry (ben oui, je sais c'est immonde, mais je sortais avec des Anglais !), je pars en saucisse !

A Brisbane, je n'ai quasiment rien fait, vu qu'il pleuvait, que je décuvais et que je préparais mon voyage aux îles Fiji. Je suis partie une petite semaine prendre le soleil sur ces îles paradisiaques, un peu sur un coup de tête. En fait j'avais prévu, depuis l'Australie d'aller faire un tour en Papouasie Nouvelle Guinée, mais depuis que je suis partie, toutes les personnes que j'interroge sur le sujet me répondent que c'est fortement déconseillé, à cause de bandes armées qui semblent se durcir depuis quelques mois, et particulièrement si je pars seule (ce qui est mon mode de voyage depuis le début). J'ai même eu le droit, de la part d'un Japonais à cette réponse : "Tu sais, ils mangent les hommes là-bas !" Cette réponse je l'ai un peu mise de côté, mais néanmoins, je pense qu'il est plus sage de ne pas tenter le diable dans les rues de Port Moresby !
J'ai donc décidé d'aller glander sur les îles Fiji 6 jours ! En fait, je n'en ai passé que 5, car mon vol de départ a été annulé, ce qui m'a obligé à passer une nuit de plus à Brisbane. Sur le coup, j'étais mi-figue mi-raisin. Un peu enervée d'avoir passé la journée dans un aéroport (bien qu'avec ce voyage j'aie appris à apprendre à attendre !) mais réjouie de passer une nuit au novotel de Brisbane, aux frais de Qantas !
Depuis, le début du voyage, j'ai décidé de loger dans des endroits "économiques" pour plusieurs raisons. D'abord, parce que dans les hôtels 5 étoiles, on ne fait pas de vraies rencontres avec des locaux et parce que les rapports sont biaisés par des notions de pouvoir d'achat. Le luxe c'est bien pour des vacances, pas pour un voyage. Ensuite, parce que j'ai peur de m'habituer à des endroits plus haut de gamme, et mon budget ne pourrait qu'en souffrir... D'ailleurs, je préfère me faire plaisir en mettant mes euros dans des trips de plongée plutôt que dans une chambre avec un lit king size ! Et puis, parce qu'une chambre c'est juste fait pour dormir (enfin, quand on y arrive) et pas pour y passer du temps. Si les draps sont propres, ça me suffit !
Maintenant que je vous ai dit tout cela, je peux vous dire que Oh bon sang, c'était bon de passer une nuit dans un grand lit du Novotel et de prendre un bain ! Et surtout, une nuit où je ne suis pas réveillée par des cris de sauvageonnes, à savoir des Australiennes ou Anglaises d'une vingtaine d'années qui rentrent à 3 heures du matin, complètement bourrées et qui hurlent comme si elles essayaient de se parler au milieu du périphérique. Les dortoirs en Australie, je trouve cela plus rude que les chambres avec les rats à Phnom Penh ! Parfois je me sens vieille dans cet environnement de jeunes backpackers. A Byron Bay, j'ai même poussé une gueulante à 4 heures du mat' lorsque 3 sauvageonnes se sont pointées dans la chambre avec un mec en beuglant. J'ai pris le mec par la peau des fesses, c'est le cas de le dire puisqu'il avait le jean sur les genoux, et je l'ai foutu dehors en gueulant avec mon superbe accent français "if you want to fuck, please go to an hostel, not a dormitory". Je suis toujours polie, je dis "please", même s'il y a "fuck" dans la phrase ! Enfin, tout cela pour vous faire comprendre à quel point j'étais heureuse de passer une vraie nuit au Novotel de Brisbane, avant de finalement décoller pour les îles Fiji

Les îles Fiji font partie de la liste des pays dans lesquels, dès que l'on pose un pied, on se sent pris par une langueur ambiante et des sourires communicatifs. En 2 minutes, j'avais déjà appris à dire bonjour et merci, et ça, c'est toujours bon signe ! Bula par-ci, Bula par-là, big Bula !

P1060597 La première île que j'ai visitée était un raté... une toute petite île dont on fait le tour en 5 minutes à pied, mais une île bourrée de jeunes anglais/australiens/néozélandais bourrés qui ne sont là que pour picoler. Dans cette île, je crois qu'ils doivent avoir le plus grand dortoir du monde ! J'ai compté 120 lits ! Oui, 120 personnes qui dorment dans le même espace ! Ca fait 4 classes de 5ème ! Je me crois retournée en colonie de vacances, à l'époque où le déodorant Oé existait encore ("Oé, pour aller jusqu'au bout, oé c'est notre force à nous..." tellement fort que ce déo puait et qu'ils ont du le retirer du marché !)

P1060686 La deuxième île a rattrapé la première, heureusement. Une ambiance familiale, des dortoirs à taille humaine, et puis 2 belles plongées ! J'ai passé pas mal de temps avec un groupe de kiwis qui ont mis un point d'honneur à m'apprendre plein de nouveaux mots anglais inutilisables dans le monde du travail et qui s'étonnaient de la langue française... "mais comment tu sais si tel ou tel mot est masculin ou féminin?" Je n'ai eu que pour seule réponse "et bien tu l'apprends à l'école en même temps que le mot". Et puis, accessoirement, le staff était plutôt doué en "bula dance" !

P1060692 Me voilà de retour en Australie, à Cairns, où j'ai retrouvé Aude, la française que j'avais rencontrée au Laos et que j'avais déjà retrouvée quelques jours au Vietnam.

Je viens de booker une semaine de plongée sur LA grande barrière de corail, un des plus beaux spots de plongée au monde. Je pars lundi. J'ai hâte...  A la semaine prochaine !

28 mai 2008

Un coup de mou ? Une plongée... et ça repart !

Sydney est vraiment une ville sympa à vivre. Bien que nous soyons en plein hiver, il fait 20°C la journée (beaucoup moins la nuit) et il est agréable de se balader entre les buildings à l'américaine, à travers les parcs à l'anglaise (y'a même un hyde park !), et surtout de prendre les ferrys pour se rendre d'un point à un autre. Le gros charme de cette ville, c'est la manière dont ils ont su profiter de la présence d'innombrables baies pour en faire des endroits agréables à vivre.
Le fameux opéra s'est avéré plus petit et moins moderne que ce que j'avais à l'esprit, mais il reste l'emblème de la ville, une sorte de repère également.

P1060296 J'ai bien arpenté le bitume de Sydney : visite des musées, de l'aquarium (où les phoques semblaient pleurer, mais où j'ai quand-même pu revoir un requin guitare, cette espèce que j'avais croisée pour la première fois lors d'une plongée aux iles Similan), de Manly la plage des surfeurs ou encore du quartier chinois...

Et puis, j'ai passé une bonne soirée avec Benoit et Vibeke, des potes installés à Sydney, qui n'ont rien trouvé de mieux que de m'emmener dans la nouvelle boite super trendy de Sydney. Je les avais pourtant prévenus que j'étais fringuée comme une backpackeuse, et qu'il vallait mieux tabler sur un endroit simple ! "No worries" qu'ils me disent ! Malgré le froid, je décide de mettre mes tongs havanaias plutôt que mes chaussures de rando, me disant que sous le jean, ça pourrait peut-être passer, et puis parce que mes quelques jours d'observation à Sydney m'avaient permis de me rendre compte que les Australiens sortent en tongs même l'hiver...
Arrivée devant la boite, je suis allée me planquer directos sous un porche tellement j'étais en décallage total avec les Australiennes sacrément pomponnées et habillées ras-la-moule... Me faire refouler d'une boite hype à 32 ans, mince alors, la honte ! Heureusement, Vibeke avait planqué une paire de chaussures à hauts talons dans son sac, qui bien qu'elles aient 2 pointures de plus que ma taille, m'on servi à passer le physionomiste (le mec sensé dire "non mademoiselle, les tongs ne sont pas homologuées!"), je ne sais comment. Enfin, l'important c'est de rentrer ! J'ai remis les tongs au bout d'une heure, car pour sortir d'un endroit hype, il n'y a plus besoin d'être chic, l'important c'est d'y entrer !
Ca faisait 3 mois que je n'avais pas mis de talons, les filles comprendront mon supplice. Ca faisait 3 mois aussi que je n'avais pas mis de rimel ! Back to civilisation !

Mais revenir à la civilisation dans un endroit super hype, où tout le monde se regarde de la tête au pied et où il faut passer par la case cerbère du physio, c'est ce que l'on appelle un atterrissage pas en douceur du tout !
A cela s'est ajouté, une grosse fatigue, accumulée depuis 3 mois, qui fait que j'ai eu un gros coup de mou le dernier jour à Sydney. Je sais, ça va en faire bondir plus d'un... "mais comment peux-tu être fatiguée alors que t'es en vacances depuis 3 mois ?" Moi-même, je me posais la question lorsque des potes rentrant de tour du monde me disaient "je suis crevé, je vais prendre quelques semaines de vacances pour me reposer..." / Ce à quoi je répondait : "feignasse, va !" .
En fait, je suis crevée, parce que le voyage (et non les vacances, nuance), ça crève. Le nuits dans les bus ou les trains de nuit en Asie, les journées dans les transports, les levers aux aurores pour partir en treks ou aller voir les levers de soleil, les nuits dans les dortoirs avec 8 Australiennes qui rentrent bourrées, mais jamais ensemble et jamais à la même heure, tout cela, ça crève. Et puis, changer de piaule tous les jours, défaire et refaire son sac tous les jours ("toujours les même gestes" comme dirait zizou dans la pub pour evian : d'abord le sac de linge sale, ensuite le sac de linge propre, ensuite les chaussures....), ça crève. Voilà, ça va peut-être vous paraitre étrange, vu de la France, alors que vous trimez dans votre rythme métro-boulot-dodo.
De nombreux routards m'avaient pourtant prévenue : "Tu verras, à la fin du 3ème mois, tu vas avoir le bourdon, tu vas te sentir crevée et paumée, tu vas te demander pourquoi tu fais ce trip, te poser des questions existentielles, tes proches vont te manquer,  blablablabla...."
Ben, mince, alors... c'est vrai ce truc des 3 mois, alors ? Je pensais qu'il ne passerait pas par moi !
Mais comme je ne suis pas du genre à me laisser aller au spleen, et que je continue à me dire chaque matin en me levant (en faisant bien du bruit avec mes sacs plastiques pour emmerder les australiennes qui ont la gueule de bois) que j'ai une chance dingue de pouvoir m'ouvrir l'esprit tous les jours, et ben je ne me suis pas laissée prendre par ce bourdon bien longtemps.

A Sydney, j'ai donc décidé de prendre le premier vol pour Byron Bay, un spot de surfeurs sur la côte Est, histoire de me mettre du baume au coeur. Enfin, quand je dis le premier vol, ce fut plutôt le second, car j'ai loupé mon avion pour le premier vol... quand je vous dis que je suis crevée !
Me voilà donc arrivée sur la plage de surfeurs, et qu'est-ce qu'on fait sur une plage de surfeurs ? Et bien, je vous le donne en mille... on PLONGE ! J'ai donc booké une plongée, histoire de me faire du bien, en pensant que ce ne serait qu'une plongée, le spot n'étant pas particulièrement réputé (en tous cas comparé à sa réputation chez les surfeurs...)
Je ne m'attendais à rien de particulier et pourtant ce fut l'une des plongées les plus riches de ma petite vie de plongeuse !
D'abord le sol était tapis de requins dits "carpet sharks", sorte de requins nourrices tachetés avec des moustaches. Lorsque j'ai vu le premier, j'ai hurlé dans mon détendeur pour prévenir la palanquée (ce qui ne sert à rien puisqu'on entend que rarement les cris sous l'eau), mais je me suis rendue compte qu'il n'y avait pas un mais des dizaines de requins carpet !

P10603861 Ensuite, j'ai levé la tête et j'ai aperçu un banc d'une vingtaine de raies aigles... je n'étais pas au bout de mes surprises, puisque 5 minutes plus tard, nous nous sommes retrouvés encerclés par une dizaine de requins gris. La vache, je n'ai jamais vu les dents d'un requin d'aussi près ! Et à chaque fois que je tournais la tête, il y en avait un nouveau, encore plus gros que le précédent qui pointait son nez...

P10604981La grotte aux 20 mérous, et la grosse tortue nous disant au revoir alors que l'on remontait pour faire notre palier de sécurité, ont fini par m'achever ! Oui, oui la tête de b*** avec la tortue, c'est moi. mais voyez-vous je ne suis pas habituée à plonger dans une eau à 20°C, alors la capuche est de rigueur !

P10605331 Je ne sais pas ce que cela va donner sur la grande barrière de corail, mais franchement, cette première plongée en Australie s'est avérée prometteuse. Et surtout, elle m'a donné un gros baume au coeur.
Une plongée, et ça repart !

22 mai 2008

Ailleurs Rock

Je sais désormais pourquoi le chanteur de Midnight Oil pousse les mêmes cris qu'un type à qui on arracherait une dent ! Je viens de passer 5 jours à camper dans le bush australien et je peux vous dire qu'il faut du courage pour habiter en plein milieu du trou du cul du bush ! (aparté : bush et trou du cul ça rime toujours bien ensemble ! avec ou sans W !)

Les paysages et le côté paumé que décrit très bien le très bon polar Cul de Sac de Douglas Kennedy, c'est exactement cela ! Des bouts de buissons qui recouvrent un désert de terre rouge à perte de vue et des routes en terre qui filent droit, tout droit jusqu'à l'infini.
De temps en temps on y croise un wallaby, des chevaux sauvages ou des dingos (une sorte de chien sauvage qui se rapproche plus du loup que du chien puisqu'il n'aboie pas mais hurle comme le loup... c'est rassurant quand on va se soulager derrière un buisson pendant la nuit !).

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De temps en temps, on trouve une station essence faisant aussi office de snack, tenus par des blancs chapeautés avec des barbes aussi longues que celles de ZZtop, qui semblent tout droit sortis d'un western des années 60.

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Maintenant que j'ai planté le décor, je peux vous dire que j'ai adoré !
J'ai adoré ces paysages secs et rougeoyants dont les couleurs changent en fonction de la chaleur du soleil. J'ai adoré contempler les ciels étoilés et la pleine lune (les dingos adorent aussi la pleine lune), assise au coin du feu, en écoutant de la country qui grésille tout droit sortie du poste pourri de notre bus 4x4. J'ai adoré boire un petit verre de vin blanc en contemplant le coucher de soleil sur le caillou le plus célèbre du monde, le fameux Ayers Rock (qui n'est pas uniquement le nom d'un bar australien à Lyon, mais surtout une espèce d'ovni sortant du désert australien tel un iceberg).

P1060020 J'ai adoré gravir le Kings Canyon qui donne le tournis et me baigner dans les eaux des gorges qui n'étaient pas plus chaudes que nos rivières de montagnes.P1060133_2

Et puis j'ai adoré notre petit groupe. Un couple d'Ecossais de mon âge qui bossent à Melbourne, 2 quinquas hollandais un peu perchés, un Australien qui n'était jamais sorti de sa ferme et qui semblait venu de la planète mars et notre chauffeur-guide-cuisinier Terry, un ancien instit assez directif (fais pas ci, fais pas ça) qui se décontractait seulement quand le feu était allumé dans notre camp et que le pschitt de sa canette de bière éclatait ! Bon pour l'Australien sorti de sa ferme, au bout de 5 jours de questions du type "Vous avez de abeilles en Europe?", "Vous avez des fours micro-ondes en Europe ?", ça devient un peu rasoir et son côté curieux sympathique s'est finalement transformé en patriotisme assez agaçant. Yeah bastard, l'Europe, c'est aussi développé que l'Australie ! Enfin, on a des abeilles, des fours micro ondes et aussi des Super Ducon en France !

Voilà j'ai adoré ces 5 jours, bien que l'on se soit caillé sous les tentes. Mais je crois que je vais adorer aussi retrouver un peu de civilisation en m'envolant pour Sydney demain. Ben oui, je suis une fille des ville, on se refait pas !

Vous vous dites peut-être qu'il manque quelque chose dans les derniers tableau que j'ai dressé de mon début de périple en Australie... les Aborigènes !
Sujet difficile, sujet triste surtout. Triste de par l'histoire d'abord, celle des gros colons (pas très loin du trou du cul puisque c'est le fil rouge...) qui ont découvert ces tribus qui étaient encore à l'âge de pierre il y a quelques siècles seulement, des cueilleurs chasseurs. Et bien triste aujourd'hui puisque les aborigènes que l'on peut croiser sont soit parqués dans des "communautés", terme très politiquement correct pour dire "parc", soit ont migré dans les villes et là c'est peut-être encore pire. En effet, ceux qui ont rejoint les villes l'ont fait parce qu'il est interdit de boire de l'alcool dans les communautés, l'alcool qu'ils ont découvert à l'époque grâce au gros colons. Ce sont donc des aborigènes libidineux abonnés à la malbouffe pas chère, toujours une canette de bière premier prix à la main qui hurlent et laissent derrière eux le même fumet que le clochard de la ligne 4 du métro parisien. Une odeur de vinasse et de crasse mélangées.
Voilà c'est bien triste, ce tableau vous parait peut-être choquant mais c'est malheureusement la première vision que les touristes ont des aborigènes. Je m'attendais à rencontrer une vraie culture, mais je ne l'ai pas (encore) trouvée, si ce n'est la culture passée, celle que l'on peut voir via les peintures rupestres. Il y a surement de success stories... mais pas dans le territoire Nord de l'Australie...

16 mai 2008

G'day mate !

Je viens de passer mes premiers jours en Australie. L'Australie, ça a toujours été pour moi l'autre bout du monde !

C'est à Darwin que j'ai posé mon premier pied en pays d'Oz où j'ai retrouvé ma tante Chantal et sa copine Evelyne qui habitent en Nouvelle Calédonie et se font 2 semaines de vacances dans les contrées aborigènes. Après 2 mois et demi de voyage, ça m'a fait du bien de serrer dans mes bras quelqu'un que je connais depuis plus de 2 jours !

Darwin, c'est un nom qui fait réver, mais une fois que l'on y a posé un pied et fait trois fois le tour de la rue principale, on se rend vite compte que c'est une ville sans charme. La ville a d'abord été bombardée par les Japonais durant la seconde guerre mondiale puis rasée par le cyclone Tracy en 1974. Toutes les constructions ont donc une trentaine d'années, ce qui ne laisse pas beaucoup de place à des lieux historiques... De toutes façons, il va falloir que je m'y habitue, les villes en Australie ne semblent pas avoir de charme historique particulier, puisque c'est un pays jeune.

Le charme, il va falloir aller le chercher ailleurs... dans les paysages.
J'ai ainsi passé 2 jours dans le parc national de Kakadu (non, ce n'est pas une blague, il s'appelle bien Kakadu), qui est l'une des plus grandes réserves du pays, riche en crocodiles et en nombreuses espèces d'oiseaux. Franchement, je n'ai jamais vu autant d'oiseaux au km² et autant de crocodiles (en dehors du parc de la tête d'or !).
P1050875 Certains crocodiles arrivent même à passer des billabongs aux estuaires et se retrouvent donc parfois sur les plages. Ajouté à cela les méduses, il est formellement déconseillé d'aller faire un plongeon dans l'eau salée par ici. Les paysages du parc de Kakadu, surtout le vue depuis le rocher d'Ubirr sont époustoufflants.
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Aujourd'hui, je viens d'arriver à Alice Springs. Ici, ce n'est pas "l'autre bout du monde", mais plutôt "au milieu de nulle part". Si vous prenez la carte de l'Australie, c'est le petit point qui est tout au milieu. D'ailleurs, lorsqu'on arrive en avion, on ne voit même pas la ville... que des étendues rouges à l'horizon. Je vais devoir passer 1 journée et demi dans ce trou, car comme j'ai pris l'habitude de ne rien booker à l'avance, il n'y avait pas de tour dans le coin avant dimanche. Mais la bonne nouvelle, c'est que j'ai le droit à des prix lastminute sur mon tour vers Ayers Rock !

P1050912Ma manière de voyager va beaucoup changer, comparé à l'Asie. Compte tenu des distances, je vais devoir prendre pas mal l'avion et délaisser les bus locaux (sans quoi je risque de passer la moitié de mon voyage dans des bus). Je vais aussi devoir abandonner mes virées en vélo grâce auxquelles j'aimais me perdre dans les villages du Laos ou du Cambodge. Ici, quand on sort des villes, il n'y a plus rien, que des étendues à perte de vue.
Budget oblige (je ne vais pas pouvoir dépenser 50 euros dans une chambre, ni 50 euros en repas par jour), je vais aussi devoir changer un peu mon rythme de vie !
Les guesthouses asiaitiques qui sentent l'humidité, sont le nid préféré des cafards et sont souvent un joyeux bordel vont devoir laisser la place aux dortoirs des auberges de jeunesse bien proprettes. Ces auberges de jeunesses, lieu de RDV des backpackers du monde entier, qu'ils soient jeunes ou vieux d'ailleurs (j'ai dormi avec une australienne de 70 ans) semblent avoir un mode de fonctionnement bien huilé et des règlements très strictes. Lorsque je suis arrivée à 3h du matin à Darwin, on m'a bien précisé qu'il était interdit d'amener des mecs au 3ème étage, l'étage des filles. Autant dire qu'à 3 heures du mat', après 1 journée dans des avions, j'avais qu'une envie, dormir et non courir le surfer australien !

P10507231 Le côté sympa des auberges, c'est que les cuisines sont de vrais lieux de vie et de rencontre. Là où en Asie, tout le monde peut manger dans la rue pour moins d'1 euro, ici les restos sont aux prix européens, donc à moins de manger de la junk food (du mac do en gros), il n'y a qu'une solution : aller faire ses courses au supermarché et se faire la popote dans la cuisine commune. Ca m'a donc valu une virée dans les rayons d'un magasin d'Alice Spring, où j'ai découvert tout un rayon de vinaigrette Paul Newman !

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Pour finir, avant ma prochaine note dans 1 semaine, je trouve les Australiens super sympas et la gente masculine très attentionnée avec les petites frenchies à l'accent bien prononcé ! Mais attention au 3ème étage...

? Damien Guinet
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