Je viens de terminer un week-end detox (à ne pas confondre avec désintox ! La rehab, c'est pour les stars, pas pour moi). C'est la deuxième année que je profite des après-fêtes, motivée par une boucle de ceinture qui a tendance à vouloir se décaler de quelques trous (je lutte pourtant !), pour faire un week-end de purge ("purge", c'est pas bien plus beau que detox !). Cette purge, donc, est à base de bouillon de légumes, de poireaux et de litres de flotte. Pour ceux et celles que ça intéresse, c'est la methode gesta, et on est sensé se sentir mieux dans son corps après ces 2 jours passés à pisser. Bon, j'ai un peu merdé cette année, en mangeant le poisson le 1er jour et le poulet le second... j'espère que Madeleine Gesta ne m'en voudra pas trop ! On verra bien demain si le trou de ceinture est revenu à sa position normale ou si je suis châtiée d'avoir intervertit le poisson et la poule.
Pendant ces 2 jours de detox, la mère Madeleine nous conseille de glander, parce que, je cite "Restez couchée, la position allongée favorise l'élimination"... moi qui croyais que quand on dormait on faisait du gras ! Elle est forte cette Madeleine !
Quoi qu'il en soit, je n'ai pas eu de mal à me laisser aller à l'un de mes sports favoris trop rarement pratiqué : mouler dans mon lit à bouquiner et me vautrer dans mon canap' à regarder des séries.
J'ai donc terminé Lunar Park de Bret Easton Ellis et regardé l'intégrale de la saison 1 de la série Californication (je ne l'ai pas téléchargée illégalement, on m'a juste prêté les dixX !) Et bien ce qui est frappant entre ces 2 oeuvres, c'est le thème qu'ils ont en commun : Un auteur américain à succès, bien alcoolisé et poudré, avide de sexe avec de jeunes bombas, et qui se retrouve devant la feuille blanche, incapable de pondre une ligne. La dépravation étant le résultat de cette perte d'inspiration et vice et versa...
Lunar Park, c'est du bon Bret Easton Ellis, moins gore qu'American Psycho (pas de scène avec des clodos tabassés ou des rats qui se retrouveraient dans des endroits peu communs pour un rat...). J'ai plutôt aimé cette autofiction parce que bien-sûr, c'est bien écrit, mais aussi dans la critique qu'elle représente sur l'Amérique d'aujourd'hui (les affres du succès, les gamins shootés aux tranquillisants, la quiétude ennuyeuse et flippante des banlieues riches, ...)
En revanche, j'ai moins aimé Lunar Park lorsque Bret part dans un délire paranoïaque et paranormal, persuadé qu'il est attaqué par Terby, la peluche de sa fille (enfin, celle de sa femme). Il parait que c'est un hommage à Stephen King... Quand Bret fait du thriller surnaturel, c'est un peu l'hallu (et sans substance artificielle cette hallu-là !)
La feuille blanche est aussi le sujet de départ de la série Californication, qui également, comme son nom l'indique, parle de fornication en Californie (il paraitrait que les Red Hot auraient attaqué la production en justice pour l'utilisation de ce titre). Hank Mood, écrivain à succès à du mal à retrouver le chemin du clavier, et sombre dans l'alcool, la drogue et... le sexe ! On y retrouve un David Duchovny incroyable et franchement crédible dans ses parties de jambes en l'air et de ses moult fantasmes et rêves sexuels (le premier épisode commence sur une nonne qui lui fait une gâterie, alors qu'il vient se confesser dans une église d'être en perte d'inspiration). Oublié X-files que je n'ai jamais trop regardé d'ailleurs, mais qui lui collait à la peau !
Contrairement au roman de BEE, le protagoniste et les situations s'avèrent plutôt drôles : Californication est une vraie bonne série (12 épisodes seulement, mais une seconde saison a été commandée). Le trailer est ici, et la série devrait être sur M6 au printemps 2008.
Cette série promet d'être le Sex in the City des mecs, même s'il n'est pas certain que les mecs pleurent sur le scénario de fin (un peu facile, mais on peut les excuser, ils n'avaient sûrement pas prévu de faire une 2ème saison), comme j'ai pleuré sur le baiser final entre Carry et Big !
En tous cas, concernant Lunar Park ou Californication, les auteurs peuvent remercier le manque d'inspiration d'être une vraie source d'inspiration...
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