Finalement, en 6 mois, je n'ai pas tellement lu, rapport aux heures que j'ai pu passer dans les transports... j'ai surtout lu au début et en Australie. Après, je préférais passer du temps à rencontrer des gens ou à rentrer dans un état de contemplation...
Voici donc quelques idées de lecture, à peu près dans l'ordre de préférence...
D'abord ils ont tué mon père de Loung Ung
Si vous avez un peu suivi mon voyage, vous savez à quel point j'ai été touchée par l'histoire cambodgienne, cet auto-génocide qui a fait plus de 3 millions de morts, les famines organisées par Pol Pot et sa bande. Ce livre fut un coup au coeur. J'en ai même chialé dans un bus ! C'est une sorte de journal d'Anne Franck, puisque l'histoire est racontée avec la vision d'une gamine de 5 ans dont la famille fut expulsée de Phnom Penh pour aller travailler dans les rizières. Bouleversant.
Martin Eden de Jack London
J'ai adooooré ! Jack est brillant pour les romans d'aventures, ça on le
savait déjà ! Mais il l'est également pour raconter des histoires
d'amour, et Martin Eden est un vrai roman romanesque !Cette histoire
semble être la plus autobiographique qu'il ait écrite et
pfouillouillouille, quel mec ! Du coup, je viens de faire une razia de
romans de Jack London chez mon libraire !
L'usage du monde de Nicolas Bouvier (dessins de Thierry Vernet)
Ca c'est un vrai livre de voyage et d'aventures ! Et quelle aventure ! Dans les années 50, partir voyager entre Istanbul et l'afghanistan ça c'est de la vraie aventure !
Je pense que c'est un livre à lire en voyage ou avec une âme de voyageur... le genre de livre où on accroche ou on accroche pas !
Pour moi ça reste une vraie bible de voyage, avec des phrases qui résonnent encore dans ma tête "Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait. "
Ce bouquin résume ce qui fait l'essence du voyage : apprendre à regarder, à écouter, à échanger, à contempler... bref à voyager.
La vie devant soi de Romain Gary (Emile Ajar)
Encore un classique que je n'avais pas lu ! Romain Gary écrivit ce livre sous le pseudo d'Emile Ajar et obtint ainsi le goncourt pour la seconde fois ! Faut-il y voir une relation de cause à effet ? 2 Goncourt dans une vie, je ne sais pas si cela est déjà arrivé. Peut-être que mon pote Guillaume pourra me renseigner ! Oui, j'ai la flemme de chercher sur google ! Bref, j'ai adoré cette histoire entre Momo et cette vieille juive, Madame Rosa. Drôle et émouvant à la fois. Tendre et généreux.
Latitude zéro de Mike Horn
Ce type est fou ! Il a fait le tour du monde en suivant la ligne de
l'équateur. Il y a encore de vrais aventuriers sur terre et Mike Horn
en fait partie ! On le sent parfois à la limite de l'inconscience...
lorsqu'il décide de traverser l'atlantique après seulement quelques
jours d'apprentissage à la barre d'un cata sur le lac Léman. " Le temps
s'est ramassé sur lui-même. Il est devenu compact. Les
dix-sept mois de Latitude 0 se sont peu à peu transformés, dans ma
mémoire, en une sorte d'instant unique, d'une intensité époustouflante,
pendant lequel j'ai vécu presque simultanément tout ce qu'il est
possible de vivre. J'ai vu des enfants naître et des hommes mourir.
J'ai longé des fleuves et escaladé des montagnes. J'ai connu la paix et
j'ai vécu la guerre. J'ai éclaté de rire et j'ai pleuré toutes les
larmes de mon corps. J'ai éprouvé la joie, la déception, la tristesse,
la peur de mourir, l'euphorie et le désespoir. " Ce n'est pas de la
grande littérature, mais c'est un vrai roman d'aventures !
Balzac et la Petite Tailleuse Chinoise de Dai Sijie
Une belle
histoire d'amour, d'amitié et d'amour pour la littérature sur fond de
répression communiste. Dans les années 70, 2 adolescents de la haute
société chinoise sont envoyés en ré-éducation (déséducation devrait-on
dire) dans les campagnes pour y cultiver le riz. Ils ne doivent leur
lutte et survie spirituelle qu'au désir de pouvoir un jour relire
Balzac et les classiques de notre littérature. En faisant la lecture de
ces classiques volés dans un village voisin à une jeune tailleuse
qu'ils convoitent, ils espèrent pouvoir la changer. Et cette phrase de
fin "Elle m'a dit que Balzac lui a fait comprendre une chose : la
beauté d'une femme est un trésor qui n'a pas de prix."
Heq de John Riel
Une belle histoire au pays des Inuits. Un roman à la limite de l'etnologie ! On y apprend un nombre de choses invraissemblables sur la culture inuit, comme par exemple qui couche avec qui et plein d'autres pratiques... mais la chasse au phoques c'est moins racouleur ! A un moment, je me suis un peu perdue dans les prénoms :Orulo, Attenga, Pukiq, Nilaq, Aperqit, Shanuq, Shapokee. Heq, j'avais bien compris qui c'était, c'est le titre du bouquin, mais pour les autres, ce n'est pas toujours facile de saisir qui couche avec qui est qui ! Mis à part ce petit détail, c'est vriament un très beau livre de chamaneries !
Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne
Un classique de chez classique. Au delà du récit d'aventure, Phileas Fogg nous prouve une chose : avec de l'argent, tout est possible ! Je sais je suis vache, il n'y a pas que cela dans ce roman, mais ce n'est pas franchement un récit de voyage, car Phileas Fogg n'a qu'un objectif, réussir son pari... pour la découverte des pays qu'il traverse, on peut repasser !
L'alchimiste de Paolo Coelho
Je
n'avais jamais lu ce best seller ! C'est l'histoire de la quête
spirituelle de Santiago, le berger andalou parti à la recherche d'un
trésor caché au pied des pyramide m'a certes parlé, j'étais en plein
dedans. Ecouter son coeur et les signes du destins. C'est un joli
conte. Voui c'est ça, c'est joli, c'est mignon... un peu simpliste
parfois.
Petit Traité sur l'immensité du monde de Sylvain Tesson
Un livre qui s'appelle "petit traité sur" qu'il soit petit ou grand, ça
a tendance à me faire fuir. Celui-ci est simple, bien écrit, un hymne
au vagabondage... mais à un moment j'ai trouvé qu'il en faisait un peu
trop...
Riz noir d' Anna Moï
Durant la guerre du Vietnam, deux adolescentes sont arrêtées et enfermées à Paulo Condor, le tristement célèbre bagne où les résistants étaient enfermés dans des cages à tigres. L'histoire ne pouvait qu'être émouvante. Malheureusement, je n'ai pas du tout accroché au style de l'auteur qui met une barrière face à l'émotion. Une vrai déception.
Et puis, lorsque je suis rentrée en France, il y avait un bouquin qui m'attendait dans ma boite aux lettres. Ce sont les filles de Chez les filles qui me l'ont envoyé, en me demandant d'en parler sur mon blog (pas d'en faire une critique, ça c'est pour les gens dont c'est le vrai boulot !). C'est vraiment gentil de m'avoir envoyé l'un des bouquins de cette rentrée littéraire, mais je n'ai pas du tout aimé ! Enfin, bien ou pas bien, je vais quand même en parler, puisque c'est le jeu, ma pauvre lucette ! Mais n'hésitez pas à m'en envoyer d'autres, j'ai un peu de temps pour bouquiner en ce moment...
La Fausse Veuve de Florence Ben Sadoun
C'est l'histoire d'une femme dont l'amant se retrouve atteint du locked-in syndrome, après un accident vasculaire cérébral. C'est l'histoire d'une maitresse, qui restera à jamais la seconde, celle qui passe après l'épouse. C'est l'histoire d'un amour qui se termine à l'hôpital de Vomi (pour ne pas dire Berck plage), alors que l'amant (dont on ne connait jamais le prénom) continue à communiquer en faisant des battements de l'oeil (ça c'est sensé vous rappeler le Scaphandre et le Papillon). Voilà pour l'histoire, car c'est un roman comme l'indique la couverture. Mais l'histoire est décousue, on s'y perd souvent entre les retours vers le passé et même le futur... j'ai parfois eu du mal à suivre le fil... Et puis, j'ai compris 2 jours après sa lecture, lorsque je suis tombée sur un article dans Elle. La fausse veuve est l'histoire vraie de Florence Ben Sadoun, rédactrice en chef de Elle et de son amant Jean-Dominique Bauby qui a écrit Le scaphandre et le Papillon avec son mode de communication qu'était le battement de cils. En fait, en lisant son interview dans Elle, j'ai mieux compris l'histoire, qui finalement n'est pas un roman mais plutôt une autobiographie cathartique...
Mais doit-on connaitre le contexte dans lequel un auteur écrit un roman pour en comprendre l'histoire ? Sans le contexte, ce roman en devient brouillon.
Quand au style, je l'ai trouvé plutôt déroutant, le passage du "vous" au "tu" m'a laissé perplexe. Visez plutôt : "Aujourd'hui je suis plus vieille que toi alors que j'avais neuf ans de moins que vous..."
Bon, voilà, je n'ai pas aimé, ça arrive...
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