25 février 2008

Le casse tête chinois du jour

Comment emmener tout ça avec moi ?

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Pas facile de prendre le strict minimum, et de ne pas oublier l'essentiel...

Après avoir enlevé quelques bouquins (car on ne dirait pas comme ça, mais ça pèse !), un pantalon et la moitié des demak'up (super essentiel !), voilà le résultat. Dsc00070

Ma maison pour 6 mois !

24 février 2008

Heureuse qui comme Ulysse

Voilà ça se précise. Je pars jeudi pour Bangkok et pour 6 mois. J'ai listé grosso modo quels pays je souhaitais visiter. Thailande, Laos, Cambodge, Vietnam puis direction l'Australie, la Nouvelle Calédonie pour voir ma tante, les Fidji, puis remontée en Asie par le Timor (ou la Papouasie Nouvelle Guinée, mais ça a l'air chaud pour une nana toute seule), l'Indonésie, Bornéo et les Philippines. Pas mal de beaux spots de plongée en perspective : Kho Phi Phi et Similan (pour commencer, histoire de bien décompresser), la Grande barrière de Corail en Australie, Fidji, Flores, Layang Layang, Sipadan... que des spots qui m'ont toujours fait rêver. J'ai en détail les 2 premiers mois, et puis on verra ensuite. Je veux pouvoir avoir la liberté de me poser là où je me sens bien. Je n'ai pas envie de me stresser à prendre de avions tous les 4 matins. Prendre le temps de se poser, de contempler, de se laisser imprégner par l'air d'endroits paisibles, partager des moments avec des inconnus.

Tout cela approche et cette semaine, je termine ma tournée des popotes. Après un pot de départ émouvant et bien arrosé dans ma boite mercredi dernier, je vais de pots de départ en pots de départ avec les potes et la famille. Je crois que je n'aurai jamais autant mangé de viande rouge, foie gras, fondues et raclettes et bu de champagne et de vin rouge ("allez, encore un godet, histoire que tu n'oublies pas le goût du bon vin de Savoie"... Je n'ai pas osé dire au tonton que franchement, c'est quand-même pas le meilleur, le vin de Savoie !).
J'ai été bien gâtée aussi. Me voilà équipée d'un super ordimini de voyage (le petit Eee PC d'Asus) pas plus grand qu'un goncourt (voir même moins lourd !), de bons pour des plongées, de livres de chevet et des fameux moleskines.
J'apprends que les paris vont bon train chez mes potes sur le fait que je revienne un jour (ou pas)... ça me fait rire et je réponds que j'ai quand-même pris un billet de retour et que ma tournée de départ est un peu comme la dernière tournée d'Aznavour... il en fait une tous les 2 ans, il revient toujours, le bougre !

Si la majorité des personnes que je vois sont "contentes pour moi" et m'envient parfois (je sais, j'ai trop d'la moule !), j'ai eu le droit à pléthore de questions dont voici une petite sélection. Beaucoup s'inquiètent pour moi en termes de logistique, en fait !
- Tu mets quoi dans ton sac à dos ? / Du smecta, 2 maillots de bain et 3 strings
- Et tu fais comment ? T'amènes pour 6 mois de tampax ? / non, qu'une boite, après je le ferai à l'ancienne, avec des feuilles de papyrus... A croire que les tampax sont nés en France et n'ont jamais traversé les frontières.
- T'as pris combien de capotes ? / j'en ai pris 4-5, mais des nervurées / Ha ben, il faut que je t'offre 2 boites de plus avant ton départ.
- Mais tu vas dormir où ? / Dans des lits, je crois.
- T'es con d'aller en Asie, ils en ont des toutes petites là-bas / Peut-être, mais y'a des Australiens et de néo-zélandais aussi en Asie... et t'as déjà vu la taille des doigts de Jonah Lomu ?

Voilà, les verres font tchin tchin et les embrassades s'enchainent, les nuits d'adieu aussi.
Je pars sans engagement, ni boulot, ni mec. Juste le potes et la famille qui seront toujours là quand je reviendrai, tels la Tour Eiffel.

Vendredi, je me suis surprise à chanter fly me to the moon en marchant dans la rue. Cela faisait un bail que ça ne m'était pas arrivé.

Je crois que suis heureuse.

18 février 2008

Pfouillouillouille, j'ai du me creuser la tête pendant des heures pour trouver 6 manies !

Doigts_nezBon, Suffragettes, tu m'as bien enquiquinée, à me tagger ! C'est vrai, il se passe plein de trucs dans ma vie en ce moment (je te signale que j'ai un tour d'Asie et d'Océanie à organiser en 1 semaine ;-), et toi tu me taggues et me demande de raconter mes 6 tics ou manies. J'ai du passer une journée à faire attention à tous mes faits et gestes pour savoir ce que j'allais bien pouvoir raconter !

Allez, je me lance. Voici 6 habitudes bizarres ou tendances excessives (cf définition de "manie" dans le larousse), parce que je ne crois pas avoir de tics ou de tocs (je dois bien me curer le nez de temps en temps, comme tout le monde, mais c'est loin d'être un tic !)

1. Dans le kochon tout est bon !

Ma première habitude bizarre un peu conne, consiste à aller nourrir mon kochon tous les matins. Ca fait bientôt 4 ans et demi (plus exactement 1 618 jours, je viens de checker mon compte) que chaque matin, quand j'allume mon ordi, je checke mes mails, mon compte en banque et nourrit mon kochon virtuel sur kochonland. Aujourd'hui, je suis au niveau 5, à la dernière mission "Agriculteur" (ha oui parce que je ne fais pas qu'élever des kochons, je laboure des champs, je produit de la bonne semence pour engrosser mes truies, etc...) C'est un peu comme un tamagoshi, mais sans piles... et moi je vais avoir un peu 32 ans et je joue encore à ces conneries ! Des kochons, j'en ai eu plein : il y a eu Grosquick, Jamonserrano, LaHure (en hommage à ma copine Laure, qui n'a rien à voir avec une Hure de sanglier !), PatéEnCroute, GrosQ, et dernièrement Flyingpig...
Heu... là, comme ça, en l'écrivant, je me rend compte que ce jeu est quand même très très con, car il n'y a même rien à gagner... C'est juste devenu machinal, le genre de truc que l'on fait sans réfléchir... une habitude inutile, vide de sens. Bon c'est décidé, je laisserai mourir mon kochon à partir du moment où je m'envolerai pour Bangkok... une mort lente pour un kochon qui ne sert à rien. Merci Suffragettes, te voilà à l'origine de l'abattage virtuel de flyingpig, et un kochon qui pleure, ça fait du bruit !

2. La fonction sleep

Ma seconde habitude est de me lever et de me coucher avec France Inter. Je me lève avec Nico (avant c'était Paoli, j'aimais bien aussi) et je me couche avec Eric Lange et son émission Allo la planète que je choppe en général après minuit (avant c'était Macha Béranger, j'aimais bien aussi le côté pathos de l'émission et son fameux "Bonsoir" après la petite musique de nuit, même si parfois ça donnait plus envie de se tirer une balle que de s'endormir). Alors, voilà, je suis incapable de m'endormir dans le calme, il me faut du bruit.
En général, j'écoute la deuxième heure d'Allo la planète. J'aime cette émission parce qu'on y parle voyages et échanges culturels, et parce que je sais qu'au même moment, ma tante est également derrière son poste à Nouméa à l'heure du petit dej'. J'aime aussi l'émission parce que la voix d'Eric Lange m'apaise, une voix chaude et rieuse, une voix de fumeur et de baroudeur. En passant, je suis allée voir sa trombine sur le blog d'allo la planète, et je lui trouve une ressemblance avec Bill Murray qui me conforte dans l'idée que je me faisais de lui : ça doit être un mec bien ! Eric, si un jour je suis Lost in translation, j'espère bien vous croiser dans un hôtel !
En revanche, lorsque je rentre après 1h du mat', ce qui va en général de paire avec une soirée bien arrosée, je mets de bonnes vieilles chansons de chanteurs morts (Reggiani, Brassens, Barbara, Gainsbourg) à fond les ballons, qui agissent sur moi comme des berceuses... en général, je m'endors imbibée au bout du second couplet... Le seul hic avec cette manie de s'endormir avec de la musique, c'est qu'elle n'est pas toujours en adéquation avec la présence d'un mec dans son lit... sauf, s'il ronfle déjà !

3. Marie dans le métro

Ma troisième manie est d'observer les gens dans la rame de métro. Après quelques années de lassitude dans les rames, j'ai pris mon parti de vivre mes trajets comme des occasions d'observer mes congénères. Par dessus mon bouquin ou le regard dans le vague, j'aime bien me faire des films sur les gens que je croise dans la rame. J'aime épier les regards qui se croisent entre un inconnu et une inconnue, voir l'envie monter dans leurs yeux, et le néant les faire sortir chacun à une station différente. J'aime regarder les gens et me demander qui a fait l'amour la nuit dernière, ou ce matin, à la fraîche. J'aime imaginer quel est le boulot d'un tel ou d'un tel : tiens, elle doit être architecte d'intérieur, lui doit être urologue, et je sens bien que le vieux barbu doit être prof de philo dans une banlieue chaude. J'aime aussi deviner ce qu'écoute ce cadre de banque dans son i-pod. Souvent, en s'approchant, on peut entendre la mélodie, ce qui fait souvent l'objet de surprises. On pourrait croire que telle petite nenette débraillée écoute du bon gros R'n'B, et ben non, elle écoute Hélène Segara ! J'aime regarder ce que les gens lisent. Passés les Harry Potter, les Werber et cie, on a parfois de bonnes surprises... et puis ça donne des idées de bouquins. Au delà des préjugés et des associations d'idées "l'habit fait le moine et sa lecture aussi", j'aime bien créer des histoires entre ces différents personnages. C'est grave, docteur ? Avec un peu d'imagination, le métro deviendrait presque une corvée agréable.

4. De l'eau, de l'air, des bulles... 

Quatrième tendance excessive, c'est le besoin de plonger. En général, quand cela fait plus de 3 mois que je n'ai pas plongé, les tics commencent à apparaitre... il m'est arrivé de traverser les couloirs de ma boite en respirant comme si j'avais un détendeur en bouche ! La plongée est une activité (un sport ?) qui participe à mon équilibre. Mon padre m'a appris que la respiration participait pour 50% à la maitrise de soi (maintenant qu'il est à la retraite et qu'il s'adonne à la méditation, au yoga et qu'il regarde ses tomates pousser, il dit même que c'est 75% !). La plongée, comme le yoga, sont des activités qui demandent de maitriser sa respiration, ainsi que son corps. Au delà de l'aspect physique et des sensations qu'elle procure, c'est aussi une activité qui permet de découvrir le monde sous d'autres facettes, celles de ses récifs et tombants et de rencontrer des animaux dans leur milieu naturel (ce qui est de plus en plus rare sur terre).

5. Je suis tactile

J'ai tendance à être très tactile avec les personnes que j'apprécie, les connaissances, les collègues de bureaux et les gens que j'aime, les amis. J'aime bien prendre les gens dans mes bras, les encercler de mes petits bras courts (ben oui, les manches de pulls ça a toujours été un problème pour moi, elles m'arrivent toujours au niveau des phalanges), dire bonjour/au-revoir en mettant une main sur l'épaule de la personne à qui je fais la bise, plutôt qu'un claquement de bise genre "cul-serré" comme si on dansait un slow chez les Marie-Chantal. Peut-être parce que chez moi "ça ne se faisait pas" d'être tactile ou cââââlin. Je compense, en activant ce sens aujourd'hui...

6. Le coup de balais impossible

Dernière habitude bizarre, je suis incapable de faire le ménage, enfin, le ménage à fond. En effet, quand je commence à faire le ménage le week-end, d'abord il faut que je choisisse plusieurs CD, ce qui veut dire que je commence à me plonger dans ma tonne de CD, et là je passe déjà 10 minutes à faire autre chose que la poussière. Ensuite, mon plumeau en main (mais sans mon habit de soubrette), je tombe sur ma pile de courrier que je décide de classer. Puis avant de brancher l'aspiro, je trouve une pile de magazines que je n'ai pas eu le temps de lire de fond en comble. Et là, c'est le drame ! C'est toujours le moment que je trouve pour me poser sur le canapé et passer une heure à bouquiner... alors que l'aspiro attend calmement au milieu de mon petit salon. Voilà, je suis une étourdie du ménage, je n'y peux rien ! 

Et maintenant, à votre tour de nous raconter vos 6 manies... les heureux gagnants sont : Gui de randomizm (parce que j'ai envie qu'il me le fasse avec ses références littéraires), Sasa (rien que pour la faire râler, parce que je suis sûre que ça l'ennerve ce genre de trucs de taggage ! j'aime bien quand tu râles, sasa !), Denis (pour qu'il parle un peu plongée, ça fait longtemps), francis (parce qu'il n'a rien posté depuis le 3 janvier !), nomad (because in iiiiinglish) et miss rainette (parce qu'elle cherchait une source d'inspiration pour écrire le 11 février).

Les règles:
- Mettre le lien de la personne qui vous tague
- Mettre les règlements sur votre blog
- Mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même
- Taguer six personne à la fin de votre billet en mettant leurs liens
- Aller avertir directement sur leurs blogs les personnes taguées

14 février 2008

Et si c'était la plus grande décision de ma vie de trentenaire ?

Voilà, ça y est, je peux enfin en parler sur mon blog !

Parler de quoi ? Et bien, du chamboulement qui arrive dans ma vie en ce début d'année 2008. Chamboulement que j'ai du néanmoins taire sur mon blog depuis 1 mois, parce qu'un certain nombre de collègues identifiés et d'autres non identifiés me lisent régulièrement (pour les identifiés, je vous rappelle que les commentaires sont les bienvenus, en passant...)

Alors c'est quoi ce chamboulement ?

Et ben voilà, le contexte... Après une petite dizaine d'années à bosser dans des start-ups (et qui dit bosser dans des start-ups dit bosser nuit et jour, semaine et week-end...) j'avais besoin de me poser. Besoin de prendre mes distances avec le rouleau compresseur du monde du travail, d'arrêter un peu le temps, ce temps qui court (cf la note du 24 octobre).

Besoin d'arrêter de me lever le matin en regardant mes premières rides se creuser dans le miroir, et en pensant "quelle vie de con(ne)". Envie de prendre du temps pour moi. Que d'envies. Et puis l'envie s'est transformée en besoin, un besoin quasi vitale. Besoin d'un break, avant le down !

Parallèlement, j'avais au fond de moi depuis des années, un rêve de voyage. Partir seule avec mon sac à dos, rencontrer le monde et ses surfeurs australiens habitants. M'ouvrir l'esprit, rencontrer de nouvelles cultures positions sexuelles. Partir plonger dans des endroits reculés où les fonds sont encore préservés.

J'en rêvais. Mais quand allais-je avoir les couilles nibards de faire ce break dont je rêvais depuis tant d'années ?

Le chemin a mis du temps, ça ne m'a pas pris comme une envie de pisser (quelle belle expression !)... et puis tout s'est accéléré ces dernières semaines. Et bien, voilà, maintenant, c'est fait. Je quitte mon boulot mercredi prochain. Je laisse mes petites équipes chéries, mais ils sont devenus grands, ils y arriveront. Et puis le postulat du "personne n'est indispensable", il est vrai !

Je pars en voyage à la fin du mois (si tout va bien). Je vous tiendrai au jus d'ici là et devrais être plus bavarde sur le sujet, maintenant que je suis libre d'en parler !

A moi la liberté...

08 février 2008

La grosse dame de la rue d'Amsterdam

MagasinamsterdamCela fait un an et demi, depuis que ma boite a déménagé dans le 9ème, que je passe régulièrement devant ce superbe magasin de lingerie de la rue d'Amsterdam. Le matin, ça me met une pêche d'enfer, limite du genre je m'éclate de rire toute seule dans la rue, jusqu'à ce que je me rende compte que si le magasin a levé son rideau de fer, c'est que je suis sacrément à la bourre... et là j'arrête de rire et je me mets à courir !

Amsterdam a son quartier rouge et ses dames en vitrine... et bien, attention mesdames et messieurs, à Paris, nous n'avons pas à rougir ! Dans la rue d'Amsterdam, nous avons nous aussi nos dames pulpeuses sur les devantures ! Ma préférée c'est la grosse dame 135i, au costume couleur chair, avec son brillant à lèvres, son chignon, et surtout avec cet accessoire indispensable lorsqu'on se ballade en soutifs, le journal du jour pour aller fouetter papa !

Alors, j'imagine les dialogues de la grosse dame avec son mari "Tiens chéri, y'a la facteur qu'est passé !" ou alors "Papa n'a pas été gentil aujourd'hui, il mérite une petite correction..." ou encore "Tu n'aurais pas du remplir la grille de sudoku dans le journal d'aujourd'hui, je t'avais prévenu... flap flap flap..."

Voilà, c'est tout con, mais je ne remercierai jamais assez la grosse dame de la rue d'Amsterdam de me donner le smile le matin. Et oui, j'avoue, c'est ça mon secret !

Dame_amsterdam

Pour ceux que cela intéresse, j'ai laissé le n° de la rue sur la 1ère photo !

05 février 2008

Pas vus, pas pris

Tiens, c'est bizarre, la loi anti-tabac, on n'en parle plus à la télé. Pourtant ce week-end, c'était le mois anniversaire de la loi (comme chez carrouf' y'a les mois anniversaire). Alors, voilà le bilan des courses pour une fumeuse qui fume encore et qui n'en a pas profité comme certains (chapeau à Denis et son champomix !) pour titiller sa volonté au regard des volutes de fumée. Juste une petite précision : je ne suis pas ce qu'on appelle une grosse fumeuse, en tous cas la journée. Mais dès que je sors, mon cas s'agrave...

Pour ce qui est des restos, tout se passe bien. Je trouve même cela plus agréable de rentrer dans un resto qui sent bon la bonne bouffe mijotée. Je fume beaucoup moins, du coup, allant tout de même m'en griller 2-3 pendant le repas à l'extérieur. Le seul hic, c'est que j'ai l'impression de boire plus et plus rapidement, compensant certainement le geste du tirage de clope par le lever de coude...

En 1 mois, je n'ai pas fait une seule box of the night, en revanche, j'ai écumé les terrasses chauffées de différents arrondissements de Paris... Le 17 dans le 17ème, le Rocher de Cancale à Montorgueil, le Centenaire rue Oberkampf... Les terrasses chauffées, c'est le pied... à condition qu'on n'y reste pas des heures. Lorsqu'on passe plus d'une heure en terrasse, on a l'impression d'avoir pris un coup de soleil sur le crane : après 1h de chauffrette au 17, j'avais la raie toute rouge (la raie du crâne, est-il besoin de le préciser). Et puis si on s'éternise en terrasse, le froid commence à monter par les pieds, je suis rentrée une soir à 2h du mat' en peinant à marcher tellement mes pieds étaient congelés. Et non c'est pas parce que j'étais complètement bourrée que je peinait à marcher... C'est la faute aux escarres, pas au ricard !

CirquedhiverLa seule vraie soirée que j'ai faite en 1 mois, c'était la soirée de ma boîte au Cirque d'Hiver. Sortir dans la rue en petit tee-shirt c'est décourageant et l'alcool aidant l'ambiance montant, je me suis retrouvée (je ne sais plus comment) dans les chiottes à m'en griller une avec 3 asticots de mon bureau.

Je sais, c'est pas bien, je suis une racaille. Mais s'il le faut, je veux bien payer mes 68 euros d'amende de manière rétroactive... En effet, qu'est-ce qu'on s'est marrés en équilibre sur ces chiottes à la turc.

J'ai vécu un bon moment de retour à l'adolescence... On se serait crus revenus au lycée, au summum de la transgression, à faire tourner une clope derrière la machine à café, sous le préau (ça sent le vécu). On ne se cachait pas pour fumer des joints, sniffer de la coke (d'ailleurs, il parait que les capots de voiture c'est vachement plus tendance que les chiottes à la turc, n'est-ce pas Beig'...), mais juste pour s'en griller une (ce qui est d'ailleurs ma seule perversion, soit dit en passant)...

Finalement c'est pas mal cette loi, ça permet de rajouter un curseur sur l'échelle des interdits, curseur un peu moins violent que les autres ! Bientôt, dans le test de pureté, ceux qui auront répondu "j'ai déjà fumé une clope en cachette dans un lieu public", verront leur score d'impureté augmenter !

01 février 2008

Il me dit que je suis belle...

Cette semaine, j'ai diné avec l'un de mes vieux potes de prépa, que j'avais un peu perdu de vue (même si je ne l'avais pas perdu de mail) depuis 3 ans.

RDV au métro Parmentier (ce qui n'a aucun intérêt pour l'histoire, mais c'est pas grave). Il sort de la bouche (de métro) mais je ne le reconnais pas. Il faut dire qu'il avait un bonnet style tête de bite sur la tête qui cachait ses beaux cheveux épais. J'ai donc sursauté lorsqu'il s'est approché de moi en criant "Woooooaaaaaaaawwwwwww mon Nicooooooooooo..." On se jette dans les bras l'un de l'autre, on se fait des bisous tout partout comme des bisounours... dans la limite de la décence publique, je rappelle qu'on et juste devant la bouche (de métro).

On entre dans un bar, j'enlève mon gros manteau d'hiver et Nico me dit "Qu'est-ce que tu es belle... la trentaine te va bien, tu es comme un charme !" Moi qui n'ai pas l'habitude qu'on me dise ce genre de chose, je l'ai juste remercié... et puis, ça a commencé à turbiner dans ma tête. Mais pourquoi, il n'y a que mes potes homos qui sont capables de tels compliments ? Oui, parce que j'ai oublié de préciser que Nico, il aime les garçons depuis qu'on se connait (ce qui, je le précise également, n'est pas une relation de cause à effet !).

Alors, pourquoi il n'y a que mes potes homos qui ne sont pas avares de compliments ? Peut-être parce que ces compliments sont 100% gratuits, et que contrairement aux hétéros ils ne prennent aucun risque de compréhension/incompréhension dans ce genre de palabres. Peut-être que les hétéros ont perdu de sens de l'éloge pour le sexe opposé. Peut-être aussi parce que je ne tombe que sur des mecs qui ne savent pas en faire, et que c'est quand ils sont un peu gougeats que je les aime... Et puis, peut-être parce que je ne veux pas me retrouver à me dire "et pauvre conne de moi j'y crois"...

Mais bon sang, les gars, ça fait juste du bien des petits compliments de temps en temps... et Nico, merci pour ces retrouvailles, tu es un coeur.

Allez, pour la peine, vous avez le droit au clip de Patricia Kass, celui où elle se touche sur une plage de sable blanc, alors qu'il y a 2 voyeurs planqués derrière les cocotiers... Elle a du bien se marrer sur le tournage Patricia !

30 janvier 2008

Ton bureau c'est la caverne d'Ali baba...

"Ton bureau c'est la caverne d'Ali baba... Si ta chambre ressemble à ton bureau, j'imagine pas le foutoir chez toi !"

... c'est ce qu'on vient de me sortir aujourd'hui. "Hé tu pourrais être poli, t'as vu la gueule du tiens, de bureau ?", ai-je rétorqué poliment !

J'ai la chance de bosser dans un milieu où l'on reçoit pas mal de goodies et merdouilles en tous genres. Alors, en 3 ans dans ma chère boite, j'en ai accumulé du merdier... Et puis, pour bien travailler, j'ai besoin de me sentir comme chez moi (en même temps chez moi c'est pas comme ça). C'est pour cela que j'ai toujours une paire de shoes qui traine, des bouquins, des DVD, une bouteille de pif en rab' (planquée dans mon caisson) au cas où un diner s'improvise au dernier moment et non pour m'en jeter un petit entre 2 réunions !

Alors, ça donne forcément une sorte de gros foutoir (mais un foutoir rangé).

Buro

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C'est comme à la Samaritaine : on y trouve de tout ! 

- une baffle USB tunée (j'y ai ajouté un petit canard en guise de buzzer)

- un perroquet gonflable

- un panneau interdit de stationner (piqué un soir d'ivresse dans le quartier...)

- un mini-ballon de rugby signé par Jonah Lumu

- un cendar tunisien qui date de l'époque où l'on avait encore le droit de s'en griller une petite les soirs de charette

- la crème jeunesse des mains de clarins, des antihistaminiques pour la saison du pollen

- ma baguette magique lumineuse qui me permettait d'allumer les chiottes à l'époque où personne n'était capable d'aller au franprix pour acheter des ampoules. La baguette magique dans les chiottes, ça avait un petit côté macumba.

- une plante en plastique increvable, qui fait flip flap avec la lumière

- une poupée portugaise de Nazaré que m'a offerte Edouardo, le serveur du bar du coin en me disant : "Chez moi les femmes, elles portent 7 jupes ! Mais une fois que tu les as toutes soulevées, tu peux faire ce que tu veux avec !

Voilà tout mon bordel. Un de ces 4, il va falloir que je pense à faire une opération vide grenier !

17 janvier 2008

Il faut que j'arrête de me la jouer à la Jeane Manson...

Souvent, quand une histoire banale se termine avec un mec, ça finit comme ça... Je parle d'histoire banale, le type d'histoire où ça se passe bien, mais où rien ne se passe (dans mon coeur en tous cas). Et bien à chaque fois, je termine cette histoire sur un air de Jeane Manson...

"Bon allez, on n'est pas amoureux, ça ne sert à rien de rester ensemble... en revanche, on peut se dire adieu sous la couette, hein ?" Ceci suppose bien sûr que le dit-mec soit au minimum un bon coup.

Je me suis souvent demandé pourquoi. Pour être sûre de garder en mémoire son odeur ? Parce qu'on ne sait jamais quand arrivera le prochain ? Parce qu'on veut faire des provisions pour l'hiver alors que l'avenir est toujours incertain ? Peut-être simplement pour jouir du moment ?

Ne me dites pas que c'est simplement pour rendre hommage à cette bande son très estampillée "film érotique de M6" sur laquelle Jeane trip à fond en se dandinant avec son décolleté béant ? Elle avait quand même un bon potentiel de cochonne, la mère Jeane à l'époque...

Mise à jour : aujourd'hui 22h11, y'a quand même quelqu'un qui est arrivé sur mon blogmichet en cherchant "Jeane Manson cochonne"... comme quoi, elle a encore un public et de belles années devant elle, la Jeane !

26 décembre 2007

Des histoires de familles

Alka_seltzer_2 Me voilà de retour de ma tournée annuelle des popotes. Chaque année, mon périple est pire que celui du Père Noël. 4 jours à passer de familles en familles, de départements en départements, de dindes en dindes, de gratins de cardons en gratins de cardons (ça c'est bon), de douzaines d'escargots en douzaines d'escargots, de blanc sur rouge rien ne bouge en rouge sur blanc tout fout le camp... et d'histoires de familles en histoires de familles...

Cette année, ça a été presque calme ! Il faut dire que les années précédentes, on a eu le droit à plusieurs belles "histoires de famille". En 2 ans, on a eu le droit au coming-out de l'avant-dernier petit cousin (il faut dire que ses tantes lui offraient toujours des perles à Noël !), et aux présentations avec la nouvelle femme du vieil oncle, le tonton revenant tout juste de quelques années d'oisiveté africaine...

J'adore les tablées familiales où les chansons paillardes s'enchainent au rythme des bouteilles et où les débats fusent, toujours de plus en plus chauds... Je me souviens d'un débat mythique avec notre nouvelle tante qui doit avoir à peu près mon âge (ce point reste un mystère) au sujet de la polygamie en Afrique. Ce beau débat s'est terminé en feu d'artifice lorsqu'elle a lancé au visage de toute sa nouvelle famille un "vous êtes vraiment que des ptits coincés de Blancs"!

Dans les diners familiaux, on dit toujours "pas de politique, pas de religion", des sujets à éviter parce que ça finit toujours en fight. Chez nous, on a désormais la trilogie "pas de politique, pas de religion et pas de polygamie"! Sans quoi nous sommes tous obligés de terminer avec 2 alka seltzers dans le gosier pour faire passer la pilule !

? Damien Guinet
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