22 juin 2008

Dieu que c'est bon d'être de retour en Asie !

Les odeurs de frangipaniers laissant place à celles de l'encens puis à celles de la fiente de poulet, les douches à l'eau froide, parfois salée, parfois jaunâtre, les pieds crados et le dessous des ongles noir, les coqs qui chantent à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, les gamins qui courent cul nu après les poulets, les temples parfois sortis de nulle part, les massages à 5 euros, les sourires (pas toujours intéressés), les nouilles, le riz, les nouilles, les connections très bas débit (c'est pour cela qu'il n'y a qu'une photo dans ce post), les "hello moto"... pour tout cela et malgré tout cela, dieux que c'est bon d'être de retour en Asie !

Après avoir passé 2 jours à Padangbai, sur l'île de Bali (que j'ai décidé de ne pas explorer lors de ce voyage, car c'est une destination "facile" depuis la France et que j'ai eu ma dose de sauvageons australiens piquousés à la binouze), j'ai rejoint Lombok et l'ile de Gili Trawangan (qui et aussi touristique que Bali !).
A Padangbai, en m'enfonçant dans un sentier menant à une plage et un village de pêcheurs, j'ai eu la chance de tomber sur une cérémonie. J'ai pensé au départ qu'il s'agissait de funérailles, mais après m'être renseignée auprès de deux jeunes qui en revenaient et bien curieux de voir une blanche sur cette plage de sable noir, j'ai compris qu'il s'agissait d'une cérémonie d'offrandes au dieu de la mer, pour qu'elle soit clémente et prospère envers cette communauté de pêcheurs.

P1080281 J'ai ensuite rejoint les îles Gili sur un ferry qui semblait n'avancer qu'avec un moteur sur deux. Ces 6 heures de navigation pour faire 25 km, m'auraient semblé interminables auparavant, mais j'ai développé un sacré sens de la contemplation depuis mon voyage. Je peux bouquiner, regarder les gens, regarder la mer, les étoiles, pendant des heures.
Sur Gili, j'ai fait 3 plongées riches en faune (plein de tortues et de sèches), mais dont les coraux ont été ravagés tour à tour par la pêche à la dynamite, le cyclone Nino et les différentes tempêtes. Dans ce cimetière de coraux, il est impressionnant de voir comme la vie est dense, néanmoins. J'ai eu la surprise d'être suivie (dirigée ?) par un poisson pilote qui a quitté une tortue pour s'accoler à mon cuissot gauche lors de la seconde plongée. De là à dire que je nage désormais comme un poisson dans l'eau !

Je pars demain dans les terres, direction le volcan. En espérant que mes dorsales un peu malmenées par mon sac à dos de plus en plus lourd et les blocs de plongée de plus en plus lourds me permettent l'ascension. Malheureusement, bien que mon sac soit lourd, il ne contient pas mon ostéo préféré (le fameux docteur Tougard, pour ceux qui l'auraient essayé !)

16 juin 2008

La Grande Barrière de Corail... voilà, ça c'est fait !

Je viens de réaliser le rêve de tout plongeur... passer quelques jours sur la grande barrière de corail australienne.

P1070422 Je me suis fait plaisir avec une croisière plongée de 7 jours qui a du me couter l'équivalent d'un mois et demi en Asie ! C'est ma petite folie du voyage. Mais bon, j'en ai tellement chié dans les auberges de jeunesses australiennes que je méritait bien une grosse folie. D'ailleurs, je crois que ma dernière expérience en auberge de jeunesse a Cairns a été le pompon... Elle se situait au dessus de la plus grosse boite de nuit de Cairns, ce qui m'a permis de danser dans mon lit tous les soirs jusqu'à 4 heures du matin (les doubles vitrages, ils connaissent pas par ici) et de profiter des hurlements des sauvageons et sauvageonnes de l'auberge. Mais surtout, je me suis faite littérallement bouffer par des puces de lit. Je vous jure, parfois, les pays les plus développés ne sont pas ceux qu'on croit !

Tortue Revenons à ce trip plongée, car l'Australie m'a enchantée pas certains côtés. Nous sommes partis par une mer assez agitée et revenus par une mer encore plus agitée. Je ne sais pas d'où me vient ce pied marin, mais contrairement à beaucoup de plongeurs qui ont passé quelques heures en tête à tête avec leur sac à vomi, je n'ai eu aucun mal à m'empiffrer au buffet (en général, sur un bateau, la bouffe est toujours bonne !).
Le rythme était simple : lever 6h30, petit dej fruits et muesli, 1ère plongée, 2ème petit dej' eggs & bacon, 2ème plongée, déjeuner, 3ème plongée, goûter, 4ème plongée, parfois une 5ème plongée (de nuit), diner puis coucher vers 9-10h. Pour ma part, j'ai zappé les plongées de nuit, car je ne suis pas une grande fan de la chasse à la poiscaille avec une lampe torche, et j'ai préféré faire la sieste de temps en temps lors de la 3ème plongée. Je me suis quand-même enquillé vingt et une plongées, soit une moyenne de 3 par jour, ce qui est largement suffisant pour revenir sur terre complètement azoté !

Rascasse Les fonds ne m'ont pas déçue, même si je m'attendais à voir plus de gros bestiaux. Dans un environnement riche en corail, j'ai croisé des tortues, des requins pointe blanche, des gros mérous (qui font la réputation de la zone de cod hole), des napoléons, des bancs de barracudas, de belles nudibranches et des poissons multicolores en pagaille. Je n'ai pas eu la chance de nager avec les fameuses baleines minkie whales, en revanche, je les ai vues de la surface, à 50 mètres du bateau.

Quant à la faune bipède qui avait pris ses quartiers sur le bateau, il y avait l'équipage de 11 personnes et entre 11 et 15 plongeurs. Un bon ratio de luxe !
Parmi les guests, un couple de tourdumondistes français bien sympas, Cécile et Boris, avec lesquels nous avons plongé en palanquée autonome, histoire d'éviter les groupes de 8 personnes et les coups de palmes sur la tête. C'était l'une des premières fois que je plongeais en autonome. Ca responsabilise beaucoup plus que de suivre bêtement un divemaster... et cela demande beaucoup plus d'attention (d'autant que j'ai un sens de l'orientation bien plus réduit sous l'eau que sur terre !).
Il y avait également des Américains, des Japonais, des Italiens et des Allemands.
Je crois que je suis devenue pro pour reconnaitre la nationalité d'un plongeur !

Bon, les Japonais, c'est pas très compliqué, même sur un bateau, ils ont leur propre guide japonais qui leur explique tout en japonais (car je l'ai peut-être déjà dit, mais le Japonais aune maitrise de la langue anglais qui doit s'approcher du niveau zéro). Ils ont toujours beaucoup de matériel, plein de petites boites qui renferment je ne sais quoi (mais surement très utile !). Et surtout, le plongeur japonais n'a aucun scrupule à foncer sur les autres plongeurs qui sont en train de prendre une photo d'un joli poisson. Pas question d'attendre. Ce n'est pas chacun son tour, c'est la photo qui compte avant tout. D'ailleurs, ils prennent tout et n'importe quoi en photo. La preuve ? Depuis le début de mon voyage, j'ai du partir une trentaine de fois au pays du soleil levant à travers l'objectif d'un Japonais rencontré dans un bus, un train, sur un site archéologique, dans une tribu montagnarde ou un bateau de plongée. Ben oui, une parisienne, c'est exotique et "Paris it's so romantic" !

P1080164 Les plongeurs allemands, ce sont les seuls qui plongent encore avec une moustache. C'est bien connu, un plongeur avec une moustache est un plongeur dont le masque prend l'eau car il n'est pas 100% hermétique avec la peau (ben oui, y'a la moustache !). Je ne sais pas pourquoi, chez le plongeur allemand, ce problème d'étanchéité n'existe pas.
Et puis le plongeur allemand aime la convivialité. C'est pourquoi il nous gratifie souvent de magnifiques vues sur ses attributs, lors des changements de slips de bain, car le plongeur allemand reste nature avant tout !

Les plongeurs italiens ont souvent les dernières combinaisons à la mode. Ma qué, même sous l'eau le plongeur italien doit avoir du style. Je n'ai jamais vu un trou dans une combi d'Italien ! En revanche, sous l'eau c'est parfois un peu free style ! J'ai tenté un plongée en autonome avec Antonio, qui était sensé être instructeur. Et bien Antonio a sauté sans sa ceinture de plombs (bon d'accord, ça peut arriver), m'a indiqué des niveaux un peu farfelus concernant l'air dans sa bouteille, et est remonté avec 20 bars, ce qui nous a valu d'être punis, et de devoir retourner plonger avec le groupe à la plongée suivante.

Les plongeurs américains voient souvent la plongée comme une compétition. Lors de cette croisière un jeune étudiant de la Navy a mis un point d'honneur à faire toutes les plongées, soit 26. Le plongeur américain n'a pas le droit de se reposer ! C'est la course à la plongée et aussi la course aux diplômes ! Quand ils viennent juste d'obtenir leur open water (1er niveau), il faut qu'il passent leur advanced (2ème niveau) et quand ils ont seulement 15 plongées et leur advanced, ils parlent déjà de passer leur divemaster (qui permet d'encadrer des plongeurs). Quand je leur dit que j'ai 170 plongées dans les palmes et que je suis toujours niveau 2, ils me regardent comme une nullasse. Bouh t'as pas ton divemaster ? Ben, non, je n'ai pas encore décidé de devenir moniteur de plongée, et je ne plonge que pour le plaisir, donc je ne vois pas bien l'utilité d'épingler un niveau supplémentaire à ma combinaison de plongée ! Pour moi, un plongeur, c'est comme le nutela : l'expérience fera toujours la différence.

Et le plongeur français, dans tout ça ? Et bien, il passe son temps à critiquer (affectueusement) les autres plongeurs ! La preuve dans ce post !

P1070284 Je suis rentrée de mer ce matin et je tangue encore un peu. J'ai rejoint une petite station balnéaire au nord de Cairns, Port Douglas. Il n'y a pas grand chose a faire. Je vais esayer de me reposer un peu (j'ai bon espoir, mes 3 roomates ont l'air plus calmes que la moyenne) et je vais profiter de mes 2 derniers jours en Australie pour préparer la suite de mon voyage en Indonésie et faire quelques emplettes avant mon retour en Asie... Un jour, je vous raconterai comment j'ai passé une journée à trouver du produit à lentilles au Cambodge et une autre journée à faire toutes les pharmacies et épiceries de Vientiane, (la capitale du Laos, quand-même !) pour trouver une boîte de tampax ! Parce que ça, le lonely planet et le routard, ils n'en parlent pas !

28 mai 2008

Un coup de mou ? Une plongée... et ça repart !

Sydney est vraiment une ville sympa à vivre. Bien que nous soyons en plein hiver, il fait 20°C la journée (beaucoup moins la nuit) et il est agréable de se balader entre les buildings à l'américaine, à travers les parcs à l'anglaise (y'a même un hyde park !), et surtout de prendre les ferrys pour se rendre d'un point à un autre. Le gros charme de cette ville, c'est la manière dont ils ont su profiter de la présence d'innombrables baies pour en faire des endroits agréables à vivre.
Le fameux opéra s'est avéré plus petit et moins moderne que ce que j'avais à l'esprit, mais il reste l'emblème de la ville, une sorte de repère également.

P1060296 J'ai bien arpenté le bitume de Sydney : visite des musées, de l'aquarium (où les phoques semblaient pleurer, mais où j'ai quand-même pu revoir un requin guitare, cette espèce que j'avais croisée pour la première fois lors d'une plongée aux iles Similan), de Manly la plage des surfeurs ou encore du quartier chinois...

Et puis, j'ai passé une bonne soirée avec Benoit et Vibeke, des potes installés à Sydney, qui n'ont rien trouvé de mieux que de m'emmener dans la nouvelle boite super trendy de Sydney. Je les avais pourtant prévenus que j'étais fringuée comme une backpackeuse, et qu'il vallait mieux tabler sur un endroit simple ! "No worries" qu'ils me disent ! Malgré le froid, je décide de mettre mes tongs havanaias plutôt que mes chaussures de rando, me disant que sous le jean, ça pourrait peut-être passer, et puis parce que mes quelques jours d'observation à Sydney m'avaient permis de me rendre compte que les Australiens sortent en tongs même l'hiver...
Arrivée devant la boite, je suis allée me planquer directos sous un porche tellement j'étais en décallage total avec les Australiennes sacrément pomponnées et habillées ras-la-moule... Me faire refouler d'une boite hype à 32 ans, mince alors, la honte ! Heureusement, Vibeke avait planqué une paire de chaussures à hauts talons dans son sac, qui bien qu'elles aient 2 pointures de plus que ma taille, m'on servi à passer le physionomiste (le mec sensé dire "non mademoiselle, les tongs ne sont pas homologuées!"), je ne sais comment. Enfin, l'important c'est de rentrer ! J'ai remis les tongs au bout d'une heure, car pour sortir d'un endroit hype, il n'y a plus besoin d'être chic, l'important c'est d'y entrer !
Ca faisait 3 mois que je n'avais pas mis de talons, les filles comprendront mon supplice. Ca faisait 3 mois aussi que je n'avais pas mis de rimel ! Back to civilisation !

Mais revenir à la civilisation dans un endroit super hype, où tout le monde se regarde de la tête au pied et où il faut passer par la case cerbère du physio, c'est ce que l'on appelle un atterrissage pas en douceur du tout !
A cela s'est ajouté, une grosse fatigue, accumulée depuis 3 mois, qui fait que j'ai eu un gros coup de mou le dernier jour à Sydney. Je sais, ça va en faire bondir plus d'un... "mais comment peux-tu être fatiguée alors que t'es en vacances depuis 3 mois ?" Moi-même, je me posais la question lorsque des potes rentrant de tour du monde me disaient "je suis crevé, je vais prendre quelques semaines de vacances pour me reposer..." / Ce à quoi je répondait : "feignasse, va !" .
En fait, je suis crevée, parce que le voyage (et non les vacances, nuance), ça crève. Le nuits dans les bus ou les trains de nuit en Asie, les journées dans les transports, les levers aux aurores pour partir en treks ou aller voir les levers de soleil, les nuits dans les dortoirs avec 8 Australiennes qui rentrent bourrées, mais jamais ensemble et jamais à la même heure, tout cela, ça crève. Et puis, changer de piaule tous les jours, défaire et refaire son sac tous les jours ("toujours les même gestes" comme dirait zizou dans la pub pour evian : d'abord le sac de linge sale, ensuite le sac de linge propre, ensuite les chaussures....), ça crève. Voilà, ça va peut-être vous paraitre étrange, vu de la France, alors que vous trimez dans votre rythme métro-boulot-dodo.
De nombreux routards m'avaient pourtant prévenue : "Tu verras, à la fin du 3ème mois, tu vas avoir le bourdon, tu vas te sentir crevée et paumée, tu vas te demander pourquoi tu fais ce trip, te poser des questions existentielles, tes proches vont te manquer,  blablablabla...."
Ben, mince, alors... c'est vrai ce truc des 3 mois, alors ? Je pensais qu'il ne passerait pas par moi !
Mais comme je ne suis pas du genre à me laisser aller au spleen, et que je continue à me dire chaque matin en me levant (en faisant bien du bruit avec mes sacs plastiques pour emmerder les australiennes qui ont la gueule de bois) que j'ai une chance dingue de pouvoir m'ouvrir l'esprit tous les jours, et ben je ne me suis pas laissée prendre par ce bourdon bien longtemps.

A Sydney, j'ai donc décidé de prendre le premier vol pour Byron Bay, un spot de surfeurs sur la côte Est, histoire de me mettre du baume au coeur. Enfin, quand je dis le premier vol, ce fut plutôt le second, car j'ai loupé mon avion pour le premier vol... quand je vous dis que je suis crevée !
Me voilà donc arrivée sur la plage de surfeurs, et qu'est-ce qu'on fait sur une plage de surfeurs ? Et bien, je vous le donne en mille... on PLONGE ! J'ai donc booké une plongée, histoire de me faire du bien, en pensant que ce ne serait qu'une plongée, le spot n'étant pas particulièrement réputé (en tous cas comparé à sa réputation chez les surfeurs...)
Je ne m'attendais à rien de particulier et pourtant ce fut l'une des plongées les plus riches de ma petite vie de plongeuse !
D'abord le sol était tapis de requins dits "carpet sharks", sorte de requins nourrices tachetés avec des moustaches. Lorsque j'ai vu le premier, j'ai hurlé dans mon détendeur pour prévenir la palanquée (ce qui ne sert à rien puisqu'on entend que rarement les cris sous l'eau), mais je me suis rendue compte qu'il n'y avait pas un mais des dizaines de requins carpet !

P10603861 Ensuite, j'ai levé la tête et j'ai aperçu un banc d'une vingtaine de raies aigles... je n'étais pas au bout de mes surprises, puisque 5 minutes plus tard, nous nous sommes retrouvés encerclés par une dizaine de requins gris. La vache, je n'ai jamais vu les dents d'un requin d'aussi près ! Et à chaque fois que je tournais la tête, il y en avait un nouveau, encore plus gros que le précédent qui pointait son nez...

P10604981La grotte aux 20 mérous, et la grosse tortue nous disant au revoir alors que l'on remontait pour faire notre palier de sécurité, ont fini par m'achever ! Oui, oui la tête de b*** avec la tortue, c'est moi. mais voyez-vous je ne suis pas habituée à plonger dans une eau à 20°C, alors la capuche est de rigueur !

P10605331 Je ne sais pas ce que cela va donner sur la grande barrière de corail, mais franchement, cette première plongée en Australie s'est avérée prometteuse. Et surtout, elle m'a donné un gros baume au coeur.
Une plongée, et ça repart !

29 avril 2008

Que faire au Vietnam lorsqu'il pleut comme vache qui pisse ?

Classe comme titre !
Quiconque a déjà vu une vache pisser comprendra mon désarroi de ces 3 derniers jours...
Mais j'ai décidé de ne pas me démonter devant une vache, la vache !
Quoi de mieux lorsqu'il pleut que de mettre la tête sous l'eau ? Ca tombe bien puisque je suis à Nha Trang, la station balnéaire du Vietnam où sont réunis les meilleurs spots de plongée !
Je viens donc de me faire 2 jours de plongée. Pas de gros poisson à l'horizon et une visibilité moyenne (10 mètres, pour les connaisseurs), mais cette partie de la mer de Chine rassemble une belle variété de petits poissons et de beaux coraux. Nudibranches en tous genres, poissons feuilles, poissons grenouilles, murènes...

P10409221 Ensuite, pour trouver un pis-aller à la malédiction des vaches, que faire après la plongée ? Et bien, soit on regarde Julien Lepers sur TV5, soit on bouffe ! Il y a pas mal d'élevages de langoustes et gambas dans la région, ce qui m'a permis de me régaler...
Je me suis également fait un bon resto français : filet de boeuf et patates sautées, avec de la moutarde, de la vraie et pas cette espèce de moutarde sucrée anglaise qu'ils ont le toupet d'appeler french mustard ! Et puis, du pain pour saucer et un verre de shiraz...
Ca n'a pas l'air comme ça, mais en l'écrivant, j'en salive encore !

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Cet après-midi, le soleil est revenu et tout le monde a rejoint la plage.
Ce soir, je prends un bus de nuit pour Hoi An, un bus avec couchette, attention ! En même temps, vu que les Asiatiques conduisent au klaxon, la nuit promet d'être longue...
Petit à petit je remonte vers Hanoi. Je crois que je ne m'étais pas bien rendue compte des distances au Vietnam. Finalement, en longueur, cela représente le Laos et le Cambodge réunis où j'ai passé plus de 5 semaines. Et je ne vais passer que 3 semaines au Vietnam. Pour la première fois, j'ai une échéance proche dans ce voyage : je dois m'envoler pour l'Australie le 12 mai, ça y est j'ai pris mon billet. Du coup, j'ai un peu l'impression que je vais bâcler ce pays, et que je ne vais pas pouvoir aller dans tous les coins que je souhaitais visiter... mais c'est sûrement le sentiment que me donne l'échéance. Pour la première fois, je dois compter les jours qui me séparent du décollage...
Allez à plus, dans le bus !

 

17 avril 2008

Et vlan, encore une claque sur ma petite tête d'occidentale.

Cela faisait plus d'un mois que je n'avais pas vu la mer... Je viens de passer 4 jours à Sihanoukville et ses alentours. Sihanoukville est La station balnéaire du Cambodge. Le plages étaient bondées de touristes khmers qui sont venus s'éclater pour les 4 jours du Nouvel An. Comme c'était blindé et que les plages étaient donc un peu crado (car, comme dans tous les pays en voie de développement, la conscience écologique n'est pas la priorité majeure...), j'ai décidé de partir plonger 2 jours.

On ne va pas au Cambodge pour plonger, en revanche j'ai trouvé là-bas quelques clubs de plongées et j'ai donc décidé de faire 2 jours d'immersion, en passant la nuit sur une île. Bon, niveau plongée, ce n'est pas un spot incroyable et la visibilité était moyenne. Mais finalement, c'était plutôt une bonne idée, ne serait-ce que pour la nuit que j'ai passée sur l'île. Parmi les quelques plongeurs qui étaient avec moi sur le bateau, tout le monde est retourné à Sihanoukville le soir, et je me suis donc retrouvée seule à passer la nuit sur l'île. Moyennement rassurée, au début, quand-même !

P10404811 J'ai dit au revoir au bateau vers 15 heures et ai décidé d'aller me balader. Après avoir traversé le petit village de pêcheurs qui habitent l'ile, et qui semblaient plus occupés à larver sur les hamacs qu'à pêcher, je me suis retrouvée sur une immense plage déserte. Enfin, presque déserte... Cette plage était habitée pas d'innombrables crabes, quelques chiens, et des buffalos pas toujours très rassurants. Après une petite baignade, je m'allonge sur mon paréo et commence à entendre des bruits bizarres qui viennent de la forêt. J'ai eu l'impression d'être dans "Lost", ne sachant quelle bête sauvage allait sortir de là, ou "les Autres". Je vois alors sortir un homme d'une quarantaine d'année avec une machette, puis une femme. Ils s'approchent de moi timidement (je dirais même "sauvagement", si j'osais) avec de yeux écarquillés. Je leur souris, leur dis bonjour, et ils s'assoient à côté de moi. Je suis un peu gênée d'être en maillot de bain, remet mon tee-shirt, et s'ensuit une conversation d'une heure, qui fut plus un échange qu'une conversation d'ailleurs, car ils ne parlaient pas un mot d'anglais, si ce n'est "ok". J'apprends à dire "chien" et "maison", on dessine sur la sable, on s'apprivoise. Puis, ils font le chemin du retour vers le village avec moi. Je sursaute et pousse un cri  devant un serpent bien trop vigoureux à mon goût. D'ailleurs, la petite dame n'a pas l'air très rassurée non plus... je fais le reste du chemin en faisant des "pchittt" pour essayer d'effrayer le reste de la famille serpent. Oui, la nature a ses limites avec moi, et cette limite s'appelle serpent !
Puis, je m'arrête dans la seule gargote du village pour boire un coca. Je ressens le même sentiment que dans certains coins du Laos. Ici, contrairement à Angkor ou Phnom Penh, le rapport avec les autochtones n'est pas un rapport de mendicité, les gens sont juste curieux de voir une blanche, qui en plus est toute seule, et nouent le contact très facilement sans agressivité aucune. Nombre d'entre eux essaient de me faire comprendre quelque chose en me répétant "sabaï, sabaï" et en faisant des mouvements de danse. Je ne comprendrai que plus tard, que toute cette pantomime était pour m'expliquer que le soir-même, c'était la fête au village.

P10404881Je rentre dans mon bungalow au bout de l'ile pour admirer le coucher de soleil et prendre une "douche" version écuelle et eau de mer. Puis, je pars aider ma cuisinière à faire le diner. Je suis seule à manger sur un bout de table avec une lampe de poche, et ma cuisinière qui me parle et me répète encore "sabaï, sabaï". Je lui réponds que "oui, le diner est très bon et que comme elle a fait la bouffe pour 5, je ne vais pas pouvoir honorer tous les plats qui trônent devant moi, mais qu'elle ne s'inquiète pas c'est très bon !" Pas facile à expliquer en langage des signes !
Et puis, les générateurs se mettent en marche et j'entends de la musique qui provient du village. Elle me prend la main et je comprends enfin, qu'ils m'invitaient tous à faire la fête au village ! Et quelle fête que ce dernier jour de l'an khmer ! On rejoint la place du village, qui se trouve en face de la gargote d'où sort la musique. Les femmes me proposent du "wine" qui s'avère être de l'alcool de riz local. Après 2 verres, je comprends que je ne pourrai pas passer toute la soirée à boire ce tord boyaux qui tue tout (même la tourista !) et prends donc une Anchor Beer. Les femmes s'amusent à m'expliquer les pas de danses. Je retrouve ma petite dame de l'après-midi, qui ne me lâchera pas de la nuit en me répétant inlassablement "marrrriiii marrriii sabaï sabaï". Là c'est ma petite dame (et j'avoue que je ne suis déjà plus très fraiche..)

P10405011Ma première bière étant vide, je la vois sortir de son soutif 2 billets (il ne doit pas y en avoir beaucoup plus) et négocier avec la tenancière de la gargotte pour qu'elle me donne une bière contre les 2 petits billets.
Quelle putain de leçon de générosité ! Et vlan, encore une claque sur ma petite tête d'occidentale.

14 mars 2008

La croisière s'amuse aux Similan Islands

Après 4 nuits et 4 jours en mer, me voici de retour sur la terre ferme, en transit à Phuket.

Lors de cette croisière dans les Iles Similan et à Richelieu Rock, je me suis retrouvée avec un groupe d'Allemands qui venaient tous d'un club de plongée près de Frankfurt. Le mecs plongent dans des lacs tous les week-ends, à la recherche de poissons chats et de brochets... autant dire qu'à la vue des eaux bleues de la mer d'Andaman, ils étaient bien motivés sur le bateau ! On devait être une vingtaine de plongeurs sur le bateau. Le groupe des Blue Fins de Francfort devait être une quinzaine, plus 3 plongeurs venant du Tyrol (enfin, l'Allemagne, mais ça n'a pas l'air d'être si simple que ça, de ce que j'ai compris entre les 2 groupes c'était juste l'entente cordiale, un peu comme les Parisiens et les Marseillais !), un Allemand tout seul et 2 Japonais avec qui la communication était assez limitée, car en dehors des grands hochements de têtes, ils ne parlaient pas un mot d'Anglais ! 

P1030166 Le groupe de joyeux drilles de Francfort m'a tout de suite pris sous son aile. Après quelques Chang beers et Singha(lleluyah !) beers, je me suis mise à leur chanter (phonétiquement, parce que l'allemand, j'ai abandonné après 2 ans d'études... j'ai soudain préféré l'espagnol !) les 3 pauvres chansons que j'avais apprises à l'Oktoberfest de Munich il y a quelques années, je crois qu'ils ont apprécié ! Et puis depuis que je suis partie, je me rends compte que les touristes sont tout de suite très protecteurs quand je leur dis que je fais un break pour voyager 6 mois toute seule. Je crois que le "i'm travelling alone" apporte tout de suite un regard respectueux, envieux parfois, mais aussi un instinct protecteur surtout quand on est une femme.
Bref, je me retrouve sur un bateau dont l'ambiance bat son plein, ce qui n'est pas sans me déplaire.

Concernant les plongées, 14 en 4 jours (4 par jour les 3 premiers jours, avec le clairon du réveil qui sonnait de plus en plus tôt : 7h, 6h30, 6h... puis 2 le dernier jour), la réputation de ces spots n'est pas surfaite, même si l'on sent que le filon est de plus en plus exploité et que les bateaux vont devenir de plus en plus nombreux à venir jeter leurs palanquées dans les eaux de la mer d'Andaman (et donc que les gros poissons vont s'en aller faire leur vie ailleurs...).
Les fonds sont riches et colorés (surtout Richelieu Rock qui est le top du top), on se retrouve parfois encerclé par une dizaine de bancs de poissons différents. Mais voilà, à part un requin léopard, un napoléon, des barracudas (c'est déjà pas mal !)... nous n'avons pas vu le "gros" tant attendu par tous... Par "gros" le plongeur entend raie manta, requin baleine, etc... du gros, quoi !

Durant les 13 premières plongées, on y croit toujours, sans vouloir trop espérer, on nous dit que la semaine dernière de plongeurs ont croisé une manta par ici ou par là... et puis, et puis, il y a toujours cette dernière plongée. La dernière plongée, celle où l'on est complètement vanné, où l'on se dit que c'est la plongée de trop et qu'on ferait bien une petite sieste... mais comme on ne veut pas être le couillon qui aurait ratè quelque chose quand le groupe revient à la surface, et bien on se jette à l'eau pour la dernière fois du séjour.

P1030141 Et là, il y a eu cette putain de dernière plongée, cette fucking last dive, cette 14ème plongée... qui fut un peu la fête du slip de la plongée ! Mise à l'eau, visi moyenne, pas beaucoup de corail, on est une palanquée de 7 plongeurs à se suivre, je m'attarde sur 2 crevettes que j'essaie de prendre en photo, quand j'entends le "tic tic tic tic" (son produit par un bout de ferraille contre le bloc du plongeur, qui est le seul moyen d'alerter quelqu'un de loin) d'un plongeur. Je lève la tête, et voilà que le sésame tant attendu apparait : Une Devil Ray (de la famille des Mobula dont font aussi partie les Mantas). Elle passe au dessus de nos têtes, nageant avec fluidité et légèreté et nous fait même l'honneur de repasser 5 minutes plus tard. J'en ai la chair de poule tellement c'est beau et une fois la bête enfouie dans le grand bleu, j'ai envie de crier de joie dans mon détendeur !

Nous croisons ensuite un napoléon puis voyons au loin, près d'une bande sablonneuse, 3 petits requins qui forment une ronde. Nous nous approchons d'eux, et voilà-ti pas qu'ils nous guident vers un truc que je prends pour un rocher au début et qui s'avère être une espèce de monstre... un requin guitare. Le genre de trucs qu'on ne voit que dans les bouquins de plongée et que l'on espère croiser le plus tard possible dans une vie.Je m'approche à 5 mètres pour prendre des photos, l'animal est placide, tant mieux !
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Nos ordinateurs de plongée nous indiquant que le temps de plongée sans décompression va bientôt arriver à échéance, nous sommes obligés de revenir dans la zone de 15 mètres, puis remontons rapidement pour faire notre palier de sécurité. A travers chaque masque, on peut voir des regards plein d'émotions, on devine le sourire scotché derrière chaque détendeur.
Lorsque nous perçons l'eau vers la surface, tout le monde enlève son détendeur de la bouche pour crier, chacun dans sa langue. Je crois que j'ai hurlé un "putain d'bordel de merde" qui a du s'entendre jusqu'en Antarctique !

Franchement, cette plongée, quand j'y repense j'en ai les larmes aux yeux. Et je me dis qu'heureusement, toutes les plongées ne sont pas comme celle-là, sans quoi l'émotion que peut produire ce type de rencontres avec le monde sous-marin n'existerait plus.

Demain, je pars dans le nord de la Thailande, c'est bon j'ai eu ma dose de plongée pour un petit moment (au moins quelques semaines), c''est fini les vacances ! Le voyage commence !

06 mars 2008

Ko Phi Phi, c'est loin d'être kha kha !

Désolée pour ce mauvais jeu de mot... en Thailande, on ne prononce pas les "h".

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Je termine mes 4 jours à Ko Phi Phi et vous écris d'une terrasse qui a le waïïïfaïïï très bas débit (mais c'est déjà ça) en buvant une Singha beer (le bon vin de France commence déjà à me manquer, c'est mal barré !).
Comme je vous le disais précédemment, j'ai plus l'impression d'être en vacances qu'en voyage. Certainement parce que, pour moi, les vacances sont synonymes de belle plages, d'eau bleue, de plongées et de Bob Marley dans les cafés (y'a du Jack Jonhson aussi)... On y retrouve un peu tout cela à Phi Phi.

Niveau population, des touristes bien-sûr, des Allemands, des Suédois (on les oublie trop souvent ceux-là ! Sasa, ils gagnent à être connus !), des Anglais et quelques Français. Et puis pour le côté local, des ladyboys (les trans' du coin) et pas mal de vieux Européens qui sont mariés à de belles petites Thais. Je ferai sûrement un post à ce sujet, lorsque j'aurais mieux approfondi mon étude sociologique sur le sujet !

Le tsunami parait loin, personne n'en parle et aucune trace sur les infrastructures. J'ai juste senti de la peur dans les yeux des locaux, lors de mon deuxième jour de plongée, lorsqu'on a vu arriver une grosse vague sur une mer d'huile. Bizarre, tout le monde s'est mis à scruter l'horizon et puis les activités ont repris sur le bateau.

P1020148_2 Les plongées ont été riches en faune et en corail. Des requins léopards, des pointes noires, des tortues, pas mal de murènes et de rascasses. La visibilité n'est pas toujours très claire car il y a beaucoup de plancton en suspension, et l'eau est parfois plus verte que bleue, mais la poiscaille est au rendez-vous. Apparemment c'est un bon spot car de nombreux bateaux viennent de Krabi et Ko Lanta pour plonger. Le midi, on déjeune sur de plages un peu paumées qui sont magnifiques et qui sont loin d'être bondées comme l'est celle sur laquelle a été tournée le film "La Plage" avec le beau Léo et ses kilos en trop. Mais bon, en gros, si vous avez vu cette bonne bouse qu'est "La plage", le décor est le même.

En sus de la plongée, je me suis permis une petite douceur hier, un massage thai d'une heure à l'aloé véra, c'est bon pour les coups de soleil, l'aloé véra ! Et les massages thaï, c'est bon tout court !

P1020114J'ai passé toutes mes soirées avec mes petites Anglaises, Kelly, Emily and Sam (Kelly et Emily se sont rencontrées aux Galapagos lorsque la première terminait son tour du monde l'an dernier et la seconde le commençait). Elles ont la trentaine bien frappée, je les appelle les Charly's Angels. On passe nos soirées à boire des Pina Colada dans des bars ou sur la plage avec l'ipod branché sur Robby Williams. Les Anglaises me font halluciner dans la manière qu'elles ont de parler de tout et de rien et de passer du coq à l'âne. Entre autres thèmes de discussion, la peine de mort, les capotes à Singapour avec des dauphins dessus, la système de protection sociale dans le monde (hé ouais, m'sieurs dames, on a quand-même du bol d'avoir notre sécurité sociale à nous, avec son trou !), les acteurs les plus sexy du monde, Hilary Clinton (elles sont fans), le plaisir de fumer de clopes, la bouche de Julia Roberts... Elles sont intarissables sur tous les sujets et ça rigole à pleine bouche ! J'avoue qu'au bout de 4-5 Singha beer, je décroche un peu... Et puis je manque d'arguments pour Barack Obama !

Demain, j'ai décidé de prendre le bateau pour Ko Lanta, c'est pas que je m'embête à Phi Phi, mais bon, ce n'est pas très loin et tout le monde me dit que c'est super et moins pris d'assaut par les touristes. En espérant ne pas y croiser Denis Brognard ! "Vous êtes éliminé du jeu !"

06 décembre 2007

Embouteillage au palier

3 minutes à 5 mètres, c'est souvent long pour une palanquée, quand on se regarde en chien de faïence ou que l'on se retrouve accroché, pour cause de gros courant, à un bout qui lacère les mains...

Combien sont-ils sur cette photo, à se prendre un bloc ou des palmes sur le coin de la tête ?

P1000845_2Ile des Pins - Plongée en Nouvelle Calédonie - novembre 2007

30 novembre 2007

Plongée en Nouvelle Calédonie

Pour terminer ma série de billets sur mes vacances en NC, voici encore du bleu !

Les plongées en Nouvelles Calédonie font partie des plus belles plongées de ma vie de plongeuse ! Comme sur les terres, on n'est pas envahis par les touristes. Dans chaque île, il existe un unique club de plongée, et l'on ne se retrouve jamais à plus d'une dizaine de plongeurs dans tout le périmètre sous-marin ! Ceci explique aussi pourquoi les fonds sont préservés, pourquoi les requins se rencontrent par dizaine et pourquoi les gorgones et coraux s'épanouissent par milliers.

Qu'est-ce qu'on y rencontre comme bêtes ? Des requins en tout genre (pointes blanches à chaque plongées, gris, leopards... tigres et citrons, mais je n'en ai pas vu), murènes, napoléons, tortues, raies, langoustes...

Plongee_nc J'ai plongé sur la Grande Terre à Poindimié, et autour de l'Ile des Pins et de l'ile de Lifou. Parmi les 11 plongées, dont une de nuit, le spot que j'ai préféré est clairement Lifou, avec ses grottes et ses canyons ainsi que ses eaux claires où pullulent toutes sortes d'espèces.

Et puis, à Lifou, j'ai passé quasiment 10 minutes à contempler un requin léopard qui faisait sa sieste, tapi sur le sol. Expérience ancrée à jamais dans ma mémoire. Sa sieste a pris fin alors que les 4 homo-imergiens avaient rampé jusqu'à l'encercler... la bête s'est alors levée, passant à 50 cm de ma tête gueule ouverte (si j'avais pu m'enfoncer dans le sable, je l'aurais fait !), pour aller se perdre dans le grand bleu.

Requin_leopard

Pour retrouver tous les sites des clubs de plongées en Nouvelle Calédonie, ce site est très utile. Il y a également un lien vers la carte Plongée + qui donne des réductions dans la majorité des clubs et est rentable au bout de 7 plongées.

01 octobre 2007

Baignade interdite... mais ne cédons pas à la panique !

Dents_merEn novembre, je pars en Nouvelle Calédonie et ça promet d'être paradisiaque ! Au programme, 2 jours à Nouméa dans la famille, 5 jours dans le Nord, 4 jours sur l'Ile des Pins et 3 jours à Lifou. Rencontre avec les tribus kanaks, paysages de rêve, et bien-sûr plongée !!! Si vous êtes un(e) habitué(e) de ce blog, vous connaissez ma passion pour les fonds sous-marins. Et bien là-bas, y'a du gros, du lourd, du pélagique (comme on dit, chez les plongeurs!) ! Des mantas, des grands requins blancs, des requins tigres... ces derniers sont ceux qui me font le plus peur (en fait j'en ai jamais vu, mais ils ont l'air flippants !)

Bref, j'ai booké à peu près tout mon périple, écrivant mes derniers mails aux clubs de plongée ce week-end. J'en salivais d'avance... Jusqu'à ce matin ! Ce matin, où ma chère tante qui habite à Nouméa m'a envoyé une news des Nouvelles Calédoniennes, intitulée : Une baigneuse tuée par un grand requin, en me précisant "c'est la première fois que ça arrive, ma chérie !"

Et où ça ? Hein ? Je vous le donne en mille ! A Lifou, l'île carte postale sur laquelle j'ai prévu 2 jours de plongée. Enfin, Lifou ou ailleurs, c'est pas vraiment le plus important.

Attention âmes sensibles, morceaux choisis... "Une infirmière métropolitaine de 23 ans a été attaquée par un requin de grande taille, hier matin dans la baie de Luengoni, à Lifou. Elle nageait en surface, à moins de 100 mètres de la plage. Elle n’a pas survécu.(...) L’hypothèse avancée par les secours est celle d’un requin de grande taille, type tigre ou grand blanc. Sur place, les rares témoins qui ont vu le corps ont affirmé qu'il pourrait également s'agir de l'attaque d’un barracuda. La plaie mortelle part de la hanche pour finir au niveau du genou droit, et mesure entre 35 et 40 centimètres. Il s’agit d’une morsure découpée nette, « comme avec une lame de rasoir »."

Comme une lame de rasoir ! Ma mère est en panique !

Je la rassure en lui disant qu'elle fait, elle aussi, partie de la génération qui a été terrorisée par les Dents de la Mer, et que les requins dans le film, ils étaient en carton (ça se voit, du reste... Qu'est-ce que ça a mal vieilli !).

Je la rassure en lui disant qu'il n'y a pas plus de 5 morts par requin par an dans le monde, et que ce ne sont que des surfeurs, parce qu'avec leur planche, ils ressemblent à des otaries...

Je la rassure en lui disant que 5 morts par an c'est rien, qu'on a plus de chance de mourir dans un ascenseur que du fait d'une attaque de requin ! Ou bien, comme je viens de le voir sur ce site que « Les noix de coco en chute tuent 150 personnes dans le monde entier tous les ans, 15 fois le nombre de morts attribuables aux requins, » a dit le citoyen de George, directeur de dossier international d'attaque de requin. Keith Richard, si tu m'entends...

J'ai beau la rassurer, certainement aussi pour me rassurer... et bien, purée, ça fout les j'tons une news comme celle là. Je crois que ce qui me fout encore plus les j'tons c'est de lire, qu'il s'agit peut-être d'un barracuda ! Quand je repense aux photos de barracudas que j'ai pu faire à 1 mètre des bestioles, comme celle ci-dessous... C'est pas possible, ils ont quelle taille les barracudas, là-bas ? C'est l'effet des essais nucléaires ou quoi ???

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Sinon, info plus légère... Si vous voulez voir la tronche de la nouvelle Miss Calédonie, c'est par ici ! "Côté coulisses, pas de caquetages ni de gloussements hystériques." J'adore la plume des journalistes en NC ! En revanche pas de trace de Madame de Fontenay !

? Damien Guinet
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