Rédigé le 28 juin 2009 dans Dive Now... Work later, in the mood for... | Lien permanent | Commentaires (24) | TrackBack (0)
En ce moment, comme chaque année entre mai et juin, a lieu le fameux Sardine Run, sur la côte Est de l'Afrique du Sud.
Le Sardine Run, c'est comme si toute la mer se retrouvait au Festival de la chaîne alimentaire sous-marine... D'énormes bancs de sardines remontent la côte en suivant un courant froid, racolant dans leur sillage des milliers de requins, dauphins, baleines à bosse... mais aussi des oiseaux (les plongeons d'oiseaux sont énormes !).
Pas certaine de vouloir être une plongeuse dans cette grande bouffe aquatique... en revanche juste après le sardine run, je pense que l'on peut caresser un requin tigre tellement il doit être repu par cette période d'opulence !
Le titre de cette note est emprunté à un teenage movie américain très pointu puisqu'il n'est sorti en France qu'en DVD... et qui s'appelle Road trip. Si quelqu'un a déjà vu ce film c'est qu'il a le cerveau aussi déglingué que le mien !
Rédigé le 18 juin 2009 dans Dive Now... Work later | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
Nous y voilà ! RDV chez euro-divers, un club avec lequel j'avais déjà plongé en Egypte (parce que dans euro-divers y'a euro mais ils ne plongent pas du tout en Europe), toujours aussi pro avec du matériel tout neuf.
Il fait 46°C sur le bateau et 30°C sous l'eau (27°C quand on croise un courant froid !), le pied !
Buddy check, détendeur en bouche, plouf et pchhhhhh. Me voici enfin dans mon élément, les dernières plongées dataient du Mozambique.
La visi est super bonne et on retrouve des couleurs aussi éblouissante qu'en Mer Rouge.
Aïe mes yeux !
Au niveau des bèbètes, les fonds sont envahis de murènes en tous genres...
Salut le zèbre !
Le plus timide des poissons, je les adore ceux-là !
Un bébé némo, bizarrement suel sur son anémone
2 plongées cool d'une heure, une bonne dose de zénitude (si ce n'est une plongeuse anglaise casse-bonbons qui déblaterrait sans arrêt "Ho I've been once to Paris, it's so faaaantaaaastic !" à qui j'aurais bien enfoncé le détendeur vers les amygdales). Voilà, j'ai pris ma dose pour quelques mois, et ça fait une bien fou.
Rédigé le 04 juin 2009 dans Dive Now... Work later, Voyage Voyages | Lien permanent | Commentaires (6) | TrackBack (0)
Les plongées au Mozambique sont parfois un peu sportives... La sortie en mer se fait sur des zodiacs semi-rigides à partir de la plage, parce qu'à Tofo, tout le monde semble vouloir reculer l'échéance de la création d'un ponton, pour éviter un développement trop rapide de ce petit coin de paradis. A 7 heures du mat', il faut donc pousser le zodiac jusqu'à la mer, attendre qu'une vague soulève le bateau pour pousser, pousser, pousser et lorsqu'on a de l'eau jusqu'au cou, et bien il faut encore pousser son popotin pour monter sur le bateau. De quoi éliminer rapidement les 3 mangues avalées pour le petit dej'.
Une fois sous l'eau, les courants peuvent être sportifs eux-aussi, et puis la visibilité n'est pas très bonne (entre 3 et 12 mètres, c'est en tout cas ce que j'ai eu pendant 1 semaine). Alors pourquoi venir jusqu'à Tofo ? Et bien si la visibilité est dégueu, c'est parce qu'il y a beaucoup de plancton. Et qui dit plancton, dit grosses bébêtes ! J'ai cru que j'allais faire bouffer son détendeur à Peter, un vieil Allemand que j'ai surnommé Isnogut lorsqu'il m'a lancé un truc du genre : "Argh das ist no gut mozambique, visibility ist no gut, pfffff"
Ce n'est pas une légende, je les ai toutes croisées ces grosses bébêtes : plusieurs requins baleines (et pas une seconde comme ça, en passant ! Non, j'ai nagé pendant plus d'une demi-heure avec l'un d'eux), des raies mantas, des dauphins.
En fait, tout est gros à Tofo, même les danseuses espagnoles qui font 2 fois ma main, alors qu'en Mer Rouge elle ont la taille de mon index...
Bref, le Mozambique entre allègrement dans mon top 5 des plus beaux spots du monde (enfin du petit monde que j'ai visité). C'est de la bombe.
Rédigé le 16 décembre 2008 dans Dive Now... Work later | Lien permanent | Commentaires (8) | TrackBack (0)
Cela fait 2 mois que je suis rentrée de mon tour d'Asie... J'ai une p**** d'envie de plonger, ça y est, ça me démange ! Pour prendre une dose de grand bleu, je viens de regarder le film Les seigneurs de la mer (Sharkwater) qui vient de sortir en DVD. En passant, il faut remercier MK2 de permettre ce type de production en France, c'est de plus en plus rare de nos jours ! Les seigneurs de la mer est un vrai film d'amour pour ces animaux si mal-aimés et surtout en danger, du fait du shark finning (le commerce des ailerons de requins).
Les seigneurs de la mer est à la base un film documentaire réalisé par Rob Stewart (à ne pas confondre avec son "cousin" Rod, le chanteur boiteux plein comme une barrique de whisky !). Rob rêve de requins depuis qu'il est tout petit, il devient photographe sous-marin, biologiste et décide de monter un documentaire animalier sur cet animal vieux comme le monde. Il souhaite faire tomber les préjugés que le monde peut avoir sur les squales. Il souhaite montrer que le monstre qui a fait la gloire des dents de la mer, n'en est pas un.
"N'ayez pas peur", comme disait Jean-Paul !
Tout d'abord, il faut rappeler que ce prédateur est indispensable à l'écosystème (et en allant plus loin à la survie de la planète). Ensuite, les accidents provoqués par des requins sont exagérés dans l'inconscient commun. Chaque année, il y a environ 5 morts constatées des suites d'une morsure de requin (c'est l'hémorragie qui s'en suit qui provoque le décès, car le requin ne mange pas l'humain), alors que l'on en compte une centaine dues aux tigres ou aux éléphants. J'écrivais ici même l'an dernier, qu'il était plus dangereux de prendre l'ascenseur que de plonger avec des requins... Bien sur, 5 morts c'est déjà bien triste, mais comparé à la peur qu'engendre l'animal, cela semble démesuré.
En fait, il suffit de plonger pour s'en rendre compte. La première fois que j'ai rencontré un requin (un pauvre requin nourrice tout gentil, en plus), j'ai vidé 100 bars en 10 minutes ! La peur de l'inconnu. Aujourd'hui, je m'approche à pas de loup pour les prendre en photo, je vais doucement, car je sais que si l'animal est curieux, il n'en est pas moins timide. Je me suis vite rendu compte que le requin avait plus peur de la grosse bête qu'était le plongeur que l'inverse !
Mais revenons au film... Au fil du tournage, Rob Stewart entre en contact avec Paul Watson, un activiste de Greenpeace. A partir de ce moment, le tournage prend une autre tournure. Ils s'engagent dans la protection de 2 réserves naturelles, les Galapagos et les Iles Cocos (Les Iles Cocos, c'est mon rêve ultime de plongée !), avec l'appui des gouvernements locaux. Ils partent ainsi à la poursuite des braconniers venus chercher des ailerons de requins, qui sont une sorte de caviar pour les asiatiques, les Chinois surtout. Ils découvrent qu'au Costa Rica, même si la pêche au requin est officiellement interdite, il y a une vraie mafia taïwanaise qui fait du trafic d'ailerons.
Initialement documentaire animalier, ce film prend, de fait, un côté militant et devient un vrai plaidoyer pour la protection des requins. Le ton est très "à l'américaine" (à la mickael moore, si vous voulez), avec des faits et des chiffres simples, mais ça a le mérite d'être marquant et pédagogique ! Il changera forcément la vision que vous aviez des squales ! Même si, à mon sens, rien ne vaut une plongée dans le grand bleu pour se rendre compte de la réalité du monde sous-marin.
Et puis, et puis, il faut dire que ce petit Rod Stevart (pas encore 30 ans) est plutôt "cute"... il est loin le temps des vieux loups de mer avec un bonnet rouge en laine sur la tête !
Rédigé le 31 octobre 2008 dans A l'affiche, Dive Now... Work later | Lien permanent | Commentaires (7) | TrackBack (0)
Rédigé le 21 octobre 2008 dans Dive Now... Work later | Lien permanent | Commentaires (6) | TrackBack (0)
Le Nitrox, c'est un mélange d'air suroxygéné utilisé en plongée. Pour faire simple, l'air contenu dans les bouteilles de plongée classiques contient 21% d'oxygène. C'est normal, c'est de l'air, donc 21% d'O2. Enfin, je précise pour ceux qui auraient séché leurs cours de physique-chimie... Ca me rappelle d'ailleurs le jour où je me suis faite virée du cours de chimie parce que je m'amusais à mettre des bouchons sur les tubes à essai que l'on chauffait au bec benzène, dans l'unique but de les faire sauter comme des bouchons de champagne ! Oui, à l'école, il fallait que je m'occupe !
Bref pour revenir au gaz, l'air que l'on respire tous les jours contient 21% d'Oxygène tout comme l'air comprimé que l'on retrouve dans les bouteilles, puisque ça reste de l'air (même comprimé). Et bien le Nitrox, c'est un mélange d'air suroxygéné qui la plupart du temps contient entre 32% et 36% d' oxygène (pour les sortes de nitrox les plus usitées)
J'ai passé ma certification Nitrox il y a 3 ans en Egypte. C'était un peu le début de la démocratisation de ce nouveau mélange... Passer une certification Nitrox, ça commençait à devenir à la mode (surtout chez les Allemands ! et surtout en Egypte). Les avantages mis en avant par les clubs de plongées (qui bien-sûr arrondissent leurs fins de mois avec le nitrox) sont une meilleure récupération et une fatigue moins prononcée du fait d'une exposition à l'azote moins importante qu'avec l'air, mais aussi le fait de pouvoir rester plus longtemps en profondeur en repoussant les temps de non-décompression. Il y a néanmoins une contrainte dans ce cas-là : ne pas aller en dessous de la zone 30 mètres (en moyenne et pour faire simple car la profondeur max est fonction de la teneur en oxygène dans la bouteille), parce que plus profond on risque une toxicité à l'azote... Oula, j'ai bien peur d'avoir déjà perdu les non-plongeurs, là... J'espère qu'il y a au moins Denis pour suivre !
Depuis ma formation, je n'ai quasiment jamais plongé au Nitrox pour plusieurs raisons. D'abord, tous les clubs de plongée ne sont pas équipés de compresseurs nitrox, plus on va dans un coin paumé moins il y a de chance d'en trouver. Alors, on se réhabitue à plonger à l'ancienne ! Ensuite, le business qui tourne autour du nitrox m'a souvent énervée. C'est comme ça, les Français sont râleurs et les plongeurs français, c'est pareil ! Je n'ai jamais compris pourquoi, une fois la formation passée, on devait payer un supplément pour l'utilisation du nitrox (PADI : you PAy, you DIve and you pay, you pay... je sais c'est la critique facile sur PADI, but that's it !). J'ai toujours pesté lorsqu'on me proposait de plonger Nitrox pour 10 dollars de plus !
Ensuite, plus les années passent, plus mon carnet de plongées se remplit, et moins je me sens fatiguée après une plongée. Au tout début, lorsque je remontais sur la bâteau, j'avais l'impression d'avoir fumé un énorme pétard et je sombrais dans une sieste d'une heure, telle une baleine sur sa serviette... Aujourd'hui, je ne ressens plus ce genre de fatigue après une plongée "classique". Bref, en 3 ans j'ai complètement laissé de côté le Nitrox,
C'est au Philippines, à Malapascua, que je me suis réconciliée avec ce mélange gazeux. Je vous ai parlé de ces plongées incroyables sur un plateau où l'on peut apercevoir des thresher sharks le matin et des raies mantas l'après-midi. Et bien, ce plateau est situé à 25 mètres. Le calcul est simple. Pour une plongée sans décompression, ce qui est toujours recommandé par PADI, l'air comprimé permet un temps de plongée d'environ 20 minutes sur le plateau, alors que le nitrox permet de rester quasiment 50 minutes (avec de l'EAN 36).
Il y eu une plongée où l'on a attendu les raies manta 20 minutes avant qu'elle ne pointe son nez... les plongeur à l'air normal étaient déjà en train de remonter... alors qu'avec le nitrox, nous étions bien en place comme une moule sur son rocher, à admirer le ballet des reines de la mer ! Et bien je peux vous dire que j'étais bien contente d'avoir passé cette certification Nitrox, à ce moment précis !
Rédigé le 27 septembre 2008 dans Dive Now... Work later | Lien permanent | Commentaires (7) | TrackBack (0)
Et oui, j'en ai de la chance, parce que je l'ai vu !
Je l'ai vu, le fameux "thresher shark", celui qu'on ne peut voir qu'à
un seul endroit au monde, autour de l'ile de l'ile de Malapascua aux
Philippines. Le thresher shark, ou requin renard en version française,
vit plutôt en profondeur, mais chaque matin, il vient se faire nettoyer
dans une "cleaning station" pleine de petit poissons nettoyeurs
spécialisés en thresher shark, station qui se trouve à 25 mètres et à
un endroit bien précis. Pour le voir, il faut être motivé, car il faut
se lever à 5 heures du matin. J'ai rencontré des plongeurs poissards
qui s'étaient levés 4 fois de suite aux aurores pour aller voir la bête
et qui avaient passé 50 minutes sous l'eau à regarder les bulles de
leur binôme !
Il parait que j'ai eu de la chance de le voir 2 matins de suite. La
photo n'est pas très bonne car la visibilité ne l'était pas non plus,
mais cela vous donne un aperçu de la forme de la bête, dont la queue
est aussi longue que le corps. La nage de l'animal est majestueuse. Ha
oui, ça, j'en ai eu de la chance, plutôt 2 fois qu'une ! Car bien que
rassasiée d'avoir croisé par 2 fois la queue de ce requin, j'ai
également croisé le regard de plusieurs mantas lors de 2 plongées ! Et
ça, je ne m'y attendais pas du tout ! Lorsqu'on m'a dit "cet après-midi
on va plonger à Manta point", j'ai pensé très fort que c'était encore
l'un des nombreux sites de plongée qui s'appelle manta point, mais où
l'on ne voit jamais la queue d'une manta... J'avais maugréé trop vite !
Pour couronner le tout, Malapascua est une petite île où la vie locale
est encore préservée et où le tourisme n'a pas encore tout englouti ou
bétonné sur son passage. Il faut dire que pour rejoindre l'île, il faut
prendre l'avion puis 5 heures de bus et encore 1 heure de bateau... il
n'y a que les gens bien motivés qui vont à Malapascua, et ceux qui ont
du temps, comme moi ! Les gens vivotent de la pêche et un peu du
tourisme, ils ont su garder le sourire et adorent échanger et blaguer,
comme la plupart des Philippins d'ailleurs.
L'île a gardé un côté
authentique, contrairement à Panglao, l'île où j'étais précédemment qui
se résume en une rangée de restos à touristes qui proposent tous du
poisson au BBQ. A Malapascua, il n'y a pas de distributeurs de billets,
et ça c'est un signe. Bon, il y a quand-même 4 ordinateurs connectés à
Internet dans une petite maison en bamboo au milieu de l'île, avec en
plus une connexion digne de ce nom !
Bref, des plongées fantastiques et des gens qui ont le sourire, je ne
pouvais pas tomber mieux pour terminer mon périple ! Et surtout, cela
confirme mes 10 premiers jours dans le Nord des Philippines : c'est un
pays incroyable, à visiter absolument ! Le guide du routard des
Philippines n'existe pas, c'est bon signe, courez-y !
Je passe mes 2 derniers petits jours à Bangkok, pour être sûre d'avoir
mon vol retour, faire un peu de shopping, me faire plaisir avec la
meilleure cuisine asiatique qui puisse exister (ha si, y'a un point
noir aux Philippines, la bouffe n'est pas très fine, souvent très
grasse et baignant dans son jus !) et de bons petits massages. Ca sent
déjà un peu le retour puisque Bangkok n'est plus inconnue pour moi
(même si c'est tellement grand) et ça sent déjà les retrouvailles
puisque je viens de passer une journée avec Yaé, la Japonaise que
j'avais rencontrée par 2 fois dans le nord des Philippines et parce que
je suis sensée retrouver ce soir Cecile et Boris, les 2 Français avec
qui j'avais passé 3 jours à plonger en Australie !
Rédigé le 27 août 2008 dans Dive Now... Work later, Voyage Voyages | Lien permanent | Commentaires (8) | TrackBack (0)
Voilà ce que je suis désormais sensée dire lorsqu'un incident surgit lors d'une plongée ! Bien-sûr, c'est plus difficile sous l'eau ou lorsqu'un plongeur est inconscient et je ne suis pas sûre de penser à dire cette phrase lors d'une situation réelle d'accident ! Je pense qu'on va directement à l'essentiel !
Je me suis posée une petite semaine sur l'île de Panglao, dans les Visayas aux Philippines, pour passer un niveau supplémentaire de plongée. Cela faisait 3 mois que l'idée de passer mon Rescue me travaillait, mais soit j'étais dans des endroits où la faune était incroyable et je préférais profiter des fonds plutôt que passer mes journées à potasser des bouquins ou faire des exercices en piscine, soit le club ne me semblait pas assez sérieux pour passer un niveau (y'en a des instructeurs branquignoles sous les tropiques !).
J'ai passé mon Advanced Open Water il y a 3 ans en Mer Rouge, et j'avais trouvé que le cours était très bull shiteux. La conclusion que j'en avait tirée était que le système PADI (you PAy, you DIve) était très laxiste quant aux enseignements donnés par les instructeurs. Cette fois, je voulais vraiment apprendre quelque chose et je n'ai pas été déçue !
A Sipadan, j'ai rencontré 2 instructeurs qui bossaient aux Philippines, Felix et Eriko. Avec Christelle, on les appelait "les warriors", tellement ils étaient impressionnants en termes de technique et d'équipement. J'ai donc décidé de passer mon Rescue dans leur club, Sea explorer.
La formation a duré 4 jours. J'ai commencé par la formation d'aide aux premiers secours, qui n'a rien à voir avec la plongée, mais qui permet d'intégrer les gestes élémentaires à appliquer lorsqu'un accident surgit sur terre. Cela faisait longtemps que je voulais faire cette formation à Paris, avec la Croix Rouge, mais j'avais toujours une bonne raison de la repousser : week-end en province, besoin d'une grasse mat' le dimanche car semaine trop chargée, grosse fête la veille, le dernier Klapich à aller voir au ciné (pas terrible en plus !) ou juste une bonne grosse flemme... Je suis contente d'avoir enfin fait cette formation et j'encourage tout le monde à passer une journée à la suivre. Juste une petite journée, dans les 365 qui composent une année !
On peut tous être un jour confronté à une situation d'accident qu'elle soit très grave ou moins graves : un carambolage sur la route, un quinqua qui fait une crise cardiaque sur un court de tennis, un mec qui tombe d'une échelle ou simplement quelqu'un qui s'étouffe en avalant son dentier ou une fille qui se coupe un doigt en renversant une coupe de champagne sur un comptoir (ça c'est moi il y a 3 ans, la veille de partir en vacances)... Cela peut arriver à des inconnus ou à des proches. Dans ces cas-là, que faire, à part appeler le 18 ?
La formation est très pédagogique car elle permet d'apprendre les premiers gestes à administrer en fonction des situations mais aussi parce qu'elle déculpabilise à l'avance, en nous disant que malgré les premiers secours, même si la victime meurt, on aura fait tout ce qu'il était possible de faire. J'imagine que le traumatisme psychique qui en suit n'est pas facile à gérer, mais bon, c'est toujours bien de le répéter !
Forte de cette première journée de formation, j'ai enchainé sur 3 jours très studieux : lecture du manuel, visionnage du DVD, cours théoriques, exercices pratiques en piscine, puis mise en application des exercices en milieu naturel sous forme de scénarii et examens. Je peux vous dire que ce n'est pas facile de ramener un plongeur inconscient à la surface, puis ensuite à la nage vers le bateau tout en lui administrant des insufflations et en se séparant de l'équipement, de le remonter ensuite sur le bateau et de commencer un massage cardiaque !
J'en ai appris beaucoup en 4 jours sur ma propre sécurité et celle des autres plongeurs. Car avant d'essayer de sauver quelqu'un, il faut être certain de ne pas se mettre en danger soir-même. Désormais, je me sens plus armée face aux dangers, et j'aurais certainement une attitude moins passive (car le fait de toujours suivre un divemaster en plongée a tendance à rendre passif, à mon sens). Bref, pendant ces 6 mois de voyage, j'aurais au moins appris quelque chose d'un peu technique ! Alors, bien-sûr, il y a la pratique... mais j'espère qu'un cas réel d'accident de plongée arrivera le plus tard possible !
Voilà, un post pas très fun et pas très exotique ! Mais j'espère que cela vous donnera envie d'apprendre les gestes de premier secours. Allez voir la Croix Rouge la plus proche de chez vous. Je crois même que l'on peut se faire payer cette formation par son entreprise, dans le cadre du 1% formation... je vous mets même le lien de la croix rouge, vous n'avez plus d'excuses !
J'ai quand même fait 4 plongées en dehors du cours, et les fonds sont assez riches en faunes... ce n'est pas Sipadan, mais il faut savoir revenir à des plaisirs simples en plongée : une rencontre avec un banc de carangues, d'un poisson crapaud, scorpion ou d'un poisson feuille !
Rédigé le 21 août 2008 dans Dive Now... Work later, Voyage Voyages | Lien permanent | Commentaires (5) | TrackBack (0)
9 jours de plongée à Sipadan, 27 plongées, voilà de quoi bien s'azoter le cerveau ! Lorsque le rythme est aussi soutenu, j'ai toujours le même sentiment lorsque la dernière plongée arrive (comme en Thailande, lors de mon trip dans les Similan, où j'avais finalement vu une raie manta et un requin guitare pour la dernière plongée)... J'ai eu ma dose, pourquoi ne pas plutôt larver sur la plage ? D'autant que Christelle, mon binôme de plongée, devait jeter l'éponge sur la dernière, car elle prenait l'avion moins de 24 heures après sa dernière plongée.
Et puis, on a croisé un groupe qui venait de rencontrer un requin baleine... autant dire que ma motivation a été reboostée d'un coup ! J'ai enfilé tout l'attirail en moins de deux et plongé dans le grand bleu. En l'occurrence, le grand vert, car pour la première fois en 9 jours, la visibilité était vraiment pourrie tout comme le courant qui allait avec.
J'ai maintenant plus de 200 plongées au compteur, dont une centaine en 8 mois et je peux me targuer de passer les oreilles sans même avoir à me pincer le nez, un mouvement de mâchoires et les oreilles se débloquent. L'expérience... Et bien ce coup-ci, allez savoir pourquoi, surement la précipitation due à l'excitation d'aller retrouver l'animal, les oreilles ne passaient pas. J'ai donc suivi la palanquée en restant coincées à 5 mètres de la surface, essayant de décompresser... je suivais les bulles de la palanquée qui se trouvait à 15 mètres, la visibilité étant tellement faible, je ne pouvais que suivre les bulles, et non les plongeurs... le courant était si fort en surface que j'ai perdu les plongeurs... Procédure d'urgence, au bout d'une minute, je suis remontée à la surface et heureusement le divemaster en a fait de même ! J'ai donc retrouvé le groupe puis nous sommes repartis ensemble à 15 mètres, mes oreilles s'étant enfin laissées domestiquées ! Cela m'a prouvé une fois de plus qu'en plongée, il ne faut jamais être trop sûre de soi !
Après ces 10 premières minutes de plongée poussive, nous avons palmé contre le courant pendant 30 minutes, en ayant comme seule vision les palmes du précédent plongeur. Tout le monde semblait peiner, mais tout le monde voulait voir le sésame... Après 40 minutes de plongée cauchemar, nous apercevons un gros banc de carangues, puis un énorme banc de barracudas...
Je fermais la palanquée, prenant des photos des barracudas, tout en palmant comme une furie pour ne pas reculer, lorsque je l'ai vu arriver par derrière... Un bébé requin baleine (5 mètres quand-même le bestiau !) nous suivait nonchalamment ! Il nous a doublé, puis a fait un demi tour pour revenir nous observer de plus près, pour finir par repartir dans le grand bleu vert... Mon premier requin baleine !
J'en ai chanté dans mon détendeur et fait la danse de la baleine sous l'eau tellement j'étais contente. D'ailleurs, les sourires se lisaient dans les yeux de chacun, à travers les masques, chacun y allant de son petit mime sous l'eau...
Je crois que c'est pour cela que j'éprouve toujours autant de plaisir à plonger, parce qu'une rencontre inattendue peut transformer une plongée cauchemar en plongée incroyable !
Allez encore quelques photos du whale shark pour la route...
Rédigé le 30 juillet 2008 dans Dive Now... Work later | Lien permanent | Commentaires (9) | TrackBack (0)

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