Turlute tue tue...
Depuis 1 mois, on voit passer des pubs "très Comptoir des cotonniers" (la maman et la fifille super complices...) sur le vaccin contre le papillomavirus, virus responsable de la majorité des cancers de l'utérus.
Quand j'ai découvert cette pub et donc la nouvelle qui va avec, j'étais plutôt rassurée pour les générations de petites nenettes à venir. Je me suis dit qu'elles ne vivraient jamais l'expérience traumatisante de devoir lire un rapport d'examen de frottis sans comprendre ce que signifiait ce terme barbare de papillomavirus ! Je me suis dit aussi qu'elles éviteraient de se retrouver un jour sur une page comme celle-là Gare au papillomavirus ! On n'est jamais prête à lire dans un même paragraphe, ces termes : papillomavirus (pourtant je ne comprends pas c'est beau un papillon...), MST, cancer, utérus... Quand on lit un truc comme ça sur internet, on signe tout de suite son testament !
Même si la mise sur le marché de nouveaux vaccins me fait toujours un peu flipper (je me souviens d'un reportage sur les effets secondaires du vaccin contre l'hépatite B), j'étais contente de me dire que toutes ces petites nenettes échapperaient au moins à ça : Ce virus toucherait entre 30% et 50% des moins de 30 ans.
Et voilà qu'aujourd'hui je lis que cette merdasse de papillomavirus peut aussi se loger dans la gorge profonde. Comment ça ? Ben c'est une MST, alors je ne vous fait pas de dessin, ça ne remonte pas par le tube digestif ! Le titre de l'article ? Cancers de la gorge : fellation et cunnilingus plus dangereux que tabac et alcool !
Le Dr Maura Gillison et son équipe, du Johns Hopkins Kimmel Cancer Center (dans le Maryland, aux Etats-Unis) se sont penchés sur les cas de 100 malades des deux sexes, atteints d'un cancer de l'oropharynx « Parmi ces patients » soulignent les auteurs, « ceux dont la contamination par l'une ou l'autre souche de HPV » – dont le rôle oncogène est désormais bien connu, n.d.l.r. – « était connue avaient un risque de cancer oropharyngé 32 fois supérieur à celui de la population générale ». C'est beaucoup plus que la multiplication par 3 associée au tabagisme, ou par 2,5 qui serait liée à l'intoxication alcoolique…
Ouf, j'ai bien fait de continuer à fumer et à picoler, moi !
Plus encore, parmi des patients non connus pour avoir été contaminés par le HPV, ceux qui avaient eu des rapports buccaux avec plus de 6 partenaires au cours de leur vie ont vu leur niveau de risque multiplié par 8,6. Le risque par conséquent, viendrait pour l'essentiel de la multiplicité des partenaires.
Bonté divine... 6 partenaires ! Je viens de commencer à compter : 1, 2, 3, 4 et 5, 6... et puis je me suis arrêtée, le 7ème c'est toujours celui dont j'oublie le prénom, quand on compte nos exs avec mes copines pouffes ! C'est monsieur 7... il n'a pas de prénom, juste monsieur 7.
8, 9, 10, ... et puis il y a toujours un moment où je m'arrête car je revois le regard accusateur de ma mère le jour où je suis rentrée lessivée de colonie, en 4ème. J'avais choppé la mononucléose, la maladie du baiser. Juste un baiser ! Il s'appelait Alban, et ma mère avait juré de ne plus jamais m'envoyer en colonie de vacances, ce jour-là ! J'y suis quand-même retournée l'année d'après, immunisée !
Comme dirait ma copine Laeti : "Finalement, tous les trucs agréables sur terre sont dangereux". Vivre, tue... Putain de vie !
Une petite touche d'espoir ? Toutefois, l'auteur se veut rassurante. « Le cancer de l'oropharynx est rare et la majorité des personnes qui ont une infection buccale à papillomavirus ne développent pas (nécessairement) un cancer de la gorge ».
Ha, me voilà rassurée : Je vais pouvoir continuer à fumer le cigare !
Chapeau pointu !






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