25 février 2008

Maaaaaaaarcel !

TA GUEUUUUUUUUUUUUUUULE !

Désolée, je n'avais pas trop aimé le film, à sa sortie... je suis fragile des tympans !

10 février 2008

Little miss Juno

JunoQuand ma copine Laeti m'a dit hier "ça te dit d'aller voir Juno demain ?", j'ai répondu "Quoi ? Tu veux aller voir un teenage movie ?" comme me l'avait laissé penser l'affiche. "En plus y'a la meuf d'Alias dedans, ça pue du cul ce film !"

Et bien non, Juno n'est pas un teenage movie. C'est un film truculent plein de fraicheur et d'humour. Le sujet (une ado de 16 ans tombe enceinte en dépucelant son meilleur ami...) aurait pu rendre ce film un peu guimauve. En fait, on rit à gorge déployée aux répliques de cette gamine qui n'a pas la langue dans sa poche.

Dans la même verve que Little miss sunshine, Juno est un film qui fait du bien !

03 février 2008

It's a free world de Ken Loach

ItsafreeworldIt's a free world... Dans ce "free" ne se cache aucune liberté, mais plutôt la dénonciation du liberalisme à l'anglaise. Aucun des personnages n'est libre, même si le dessin de chacun est d'atteindre une certaine liberté : les clandestins d'Europe de l'Est en quête de travail (et donc de liberté, pour eux) en Angleterre, comme la jeune Angie qui pense obtenir sa liberté et disant fuck à son ancien patron en montant sa propre agence de travail temporaire et de placement d'immigrés.

C'est un très bon Ken Loach (j'avais un peu décroché dans ses derniers films), à la limite du documentaire, l'exploitation qu'il raconte étant tellement actuelle. De plus il évite l'ecueil d'une vision manichéenne, où les uns seraient les gentils clandestins exploités et les autres seraient de méchants mafieux du trafic humain. En effet, on en ressort avec le sentiment que chacun est pauvre en son pays.

Bref, on se prend un bonne claque en sortant de ce film. Décidemment, 2008 nous gratifie de très bonnes toiles. Après Into the wild et No country for the old man, It's a free world est lui aussi un film où l'on est soulagé de sortir prendre l'air frais lorsque le générique de fin défile sur l'écran. Le week-end prochain, il va falloir que je me fasse une bonne vieille comédie romantique...

27 janvier 2008

Imaginez Mireille Mathieu en tueuse sanguinaire...

... Ca donne Javier Bardem, tueur fou à la poursuite d'un butin de 2M$ dans No country for old man, le dernier film des frères Coen.

BardemCe film décoiffe, c'est le cas de le dire ! Les frères Cohen réussissent un très bon film, dans la même lignée que Fargo. Parfois on ne sait pas si on doit rire ou avoir peur !

Les scènes de violence  entre ce tueur et le personnage qu'il traque pour récupérer la valise de biftons alternent avec des scènes de calme imposées par l'impuissance du sherif joué par Tommy Lee jones, et des scènes d'humour noir.

Après into the wild, et dans un autre registre, le début de l'année 2008 est riche en très bons films !

13 janvier 2008

Into the wild de Sean Penn

L'année 2008 commence très fort, avec ce chef d'oeuvre de Sean Penn.

Into the wild nous raconte l'histoire vraie de Christopher McCandless, interprété par le brillant Emile Hirsch, qui bien que promis à un bel avenir universitaire et professionnel, décide de tout plaquer pour partir à la rencontre de son pays. Dégouté par son avenir tout tracé, baigné dans l'aventure et la liberté que narrent ses livres de chevet (Jack Kerouac, Jack London, ...), Chris part donc pour un voyage initiatique qui durera 2 ans. Le Dakota, le Colorado, la Californie, la frontière mexicaine et un but ultime vers les portes de la liberté : l'Alaska.

IntothewildCe film est remarquable par bien des aspects. C'est un vrai film d'aventure, et l'on vit au rythme de Chris, au travers de son vagabondage, ses rencontres, ses coups durs, ses émerveillements au contact de la nature. La photo est magnifique mais Sean Penn évite l'écueil du film carte postale ou un peu trop documentaire. Bien-sûr, les paysages sont grandioses, mais l'histoire prend vite le dessus.

Ensuite, c'est un film critique sur l'Amérique d'aujourd'hui. On y aperçoit, la pauvreté des grandes villes, le culte de la réussite, la mal bouffe, la solitude d'un vétéran de guerre... mais tout cela est suggéré et est surtout là pour conforter Chris dans sa quête de l'absolue liberté. Sean Penn a l'étiquette d'artiste engagé, c'est vrai, et il le fait avec finesse.

Bien-sûr, comme je l'ai entendu à la sortie du cinéma, on pourra dire que cette histoire, n'est que le délire d'un jeune petit bourgeois égoïste, laissant sa famille sans nouvelles pendant 2 ans, incapable de s'attacher (lors de ses rencontres avec un couple de beatniks ou encore un vétéran, qui chacun voit en Chris leur fils perdu)... mais dans sa quête, Chris est obligé de prendre ses distances avec les sentiments, la liberté absolue est ici vécue comme un affranchissement de toute attache affective. Même si au final (morale de l'histoire ?), Chris se rend compte que la vraie liberté, ce n'est pas la vie into the wild. La vraie liberté c'est de pouvoir partager cette liberté...

Ce film plaira aux esprits les plus fous, qui ont déjà eu un jour le rêve secret de tout plaquer, pour partir à l'aventure en quête de liberté...

18 décembre 2007

Les promesses de l'ombre : le dernier Cronenberg tient ses promesses !

Promesses_ombre_2 Je sais, je suis un peu à la bourre ! Les promesses sont sorties il y a plus d'un mois et demi, elles ne passent plus que dans une poignée de salles, mais les salles sont bondées, et pour cause ! C'est l'un des meilleurs films de l'année !

Comme tout Cronenberg, c'est une histoire de violence, celle de la mafia russe à Londres. Le film est porté par un scénario haletant, des scènes d'action glaciales et un acteur incroyablement mortel, le grand Viggo Mortensen. Et cocorico, notre Vincent Cassel national, en fils un peu benet et détraqué du parrain de la mafia, joue plutôt juste !

L'apogée du film réside dans une scène de baston mythique dans un sauna. La proximité de la caméra avec le corps nu de Mortensen face à ses agresseurs (habillés, eux) rend cette scène réaliste et quasi insoutenable.

Alors, oui c'est violent, mais en même temps on ne s'attend pas à voir un Disney quand on va voir un Cronenberg ! Et puis dans ce monde de brutes, Cronenberg nous envoie la douceur Naomi Watts, qui plane sur ce film tel un ange...

Bref, si vous avez à choisir, préférez les Promesses de l'ombre à La nuit nous appartient !

16 décembre 2007

La nuit nous appartient (ou pas !)

18766365_w434_h_q80Voici 2 semaines que j'ai vu ce film, mais je n'ai pas eu le temps d'en faire un post. Du coup, ça va être un peu moins à chaud que d'habitude. Que me reste-t-il de ce film, encensé par la critique ? Ben, pas grand chose, en fait.

L'histoire, basée sur la dichotomie entre la famille de coeur (la mafia russe) et la famille de sang (ou tout le monde est devenu flic à NY) de Bobby, s'avère finalement très moralisatrice. Certes, James Gray (Little Odessa, The Yards), nous offre un beau spectacle et Joachim Phoenix (déjà très bon dans Walk the Line) perce l'écran, mais le scénario est tellement manichéen ! Le mauvais fils se range et se transforme en gentil justicier. C'est ce qu'on appelle, à tort ou à raison, une fin à l'américaine ! Pour couronner le tout, Eva Mendes, qui soit disant est une révélation dans ce film, joue un vrai rôle de potiche.

Bref, beaucoup de bruit pour rien !

28 octobre 2007

Secret Sunshine

Secret_sunshineUn dimanche au ciel gris, c'était le temps parfait pour aller voir un film coréen !

Secret Sunshine nous raconte la vie d'une femme qui quitte Séoul avec son fils pour aller vivre dans la ville natale de son mari, récemment tué dans un accident de voiture. Bizarrement, elle quitte tous ses souvenirs, son passé, pour aller enseigner le piano dans une petite ville de province qui la rattache aux seuls souvenirs de son mari défunt. Un drame va se passer (je ne vous raconterai pas lequel, on ne sait jamais, si vous allez voir le film...), et Shin-Ae va se retrouver à chercher la rédemption dans la foi chrétienne... foi qui va rapidement la quitter.

C'est un film sur le deuil, l'amour, la croyance et le doute. Dit comme cela, on pourrait s'attendre à un gros mélo, mais le film est ponctué de nombreux moments de tendresse (avec son sauveur garagiste, son ange gardien, qui lui, se trouve au-delà de toute religion) et de moments de rire (la messe où les fidèles chantent leur Amour de Dieu en karaoké est franchement drôle !).

Les acteurs sont superbes : Jeon Do-Yeon a reçu le prix d'interprétation féminine à Cannes pour ce film, et son ange-gardien, Song Kang-Ho, en vaut autant, sinon plus !

En revanche, 2h40, c'est long, très long, trop long ! Les amateurs de cinéma dramatique asiatique apprécieront, les autres s'endormiront dans une salle obscure !

07 octobre 2007

L'ennemi intime

Magimel_dupontel L'ennemi intime, c'est le genre de film qui vous laisse scotché au fauteuil lorsque le générique de fin s'enclenche. Ouatch la claque !

Des films de guerre français, on n'a pas l'habitude d'en voir. Un film de guerre français sur la Guerre d'Algérie, encore moins...  Le pari était audacieux, et il est plutôt réussi.

Les paysages rocailleux et la photographie assez métallique viennent soutenir la violence de la guerre. Benoit Magimel et Albert Dupontel jouent à merveille, même si leur rôle est parfois borderline avec la caricature.

L'horreur et la pression psychologique de cette guerre, on la subit via le grand écran, avec des scènes de guerre violentes, dont une scène marquante où un avion largue des bidons de napalm sur les assaillants du FLN, portant ainsi secours aux militaires français tombés dans un guet-apens. La violence, elle est aussi présente dans ces scènes de paysans tués dans leur village, d'un côté par le FLN pour assoir la terreur, de l'autre côté par les Français, à peu près pour les mêmes raisons. La violence, elle l'est aussi par l'utilisation de la torture.

Quand j'étais gamine, je me souviens qu'il y avait un monsieur bizarre qui habitait dans mon immeuble. Bizarre dans le sens un peu déboussollé et toujours terne et triste... Pour l'excuser, ma mère me disait, "tu sais, il est bizarre parce qu'il a fait l'Algérie". Après ce film, je comprends mieux l'impact psychologique qu'il y a derrière cette phrase : "il a fait l'Algérie".

25 septembre 2007

99 Francs : culture pub !

99_francs_dujardin 99 Francs ! Mince, ça nous rajeunit pas tout ça ! 99 francs, 99 balles, 99 boules, 99 keusses... Je me rappelle, quand j'ai lu ce livre à sa sortie, je sortais d'une expérience de petite stagiaire dans un groupe multinational de grande conso... l'agroalimentaire, ça m'est vite passé ! Le bouquin de Beigbeder était déjà un electrochoc !

S'il devait y avoir un slogan publicitaire qui résume le film, ce serait "le poids des mots, le choc des photos". Ce film va à 100 à l'heure, comme son héros, Octave, dont l'afflux sanguin est rythmé par les rails de coke à l'envie ! Ce film va à 100 à l'heure, tout comme les pubs qui nous agressent auxquelles nous sommes exposés en permanence.

Ce film est aussi violent, comme ces images qui lobotomisent la cervelle de LA chère ménagère de moins de 50 ans... Cette violence est intelligemment reproduite par la réalisation qui nous sert des images comme une série de clips publicitaires... Ca va vite, très vite ! Et malgré cette violence, on rit, on rit, comme pour se moquer de nous-mêmes, pauvres moutons de panurge, vaches regardant les trains les pubs passer à la télé...

«En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d'autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne. La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame. L'oeil humain n'avait jamais été autant sollicité de toute son histoire : on avait calculé qu'entre sa naissance et l'âge de 18 ans, toute personne était exposée en moyenne à 350 000 publicités. (...) Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là.»

Jean Dujardin, l'étoile montante du cinéma français, l'acteur caméléon du moment, joue magistralement bien... au point que l'on aperçoit même parfois Beigbeder dans le miroir !

Bref, j'ai vraiment bien aimé le rythme limite épileptique de ce film, avec un seul bémol : la seconde fin !

La violence du film (que ne laisse pas transparaître la bande-annonce) pourra en choquer certains... comme celle de trainspotting en son temps, même si attention, les 2 films n'ont rien à voir entre eux, si ce n'est par les séquences gerbe-drogue-cuvette des chiottes-badtrip... Il se peut que ce film ne touche qu'un public "averti" de petits parisiens bossant dans la pub, le market ou la com' : comme le dit le client dans le film (je retranscrits pas vraiment mot pour mot) : "qu'est-ce que j'en ai à foutre de ce concept publicitaire qui ne va faire rire que 4 pubards parisiens et moi, aussi, un peu... ce que je veux, c'est faire rêver la ménagère..."

Averti vaut mieux que deux tu l'auras...

? Damien Guinet
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