Un film à ne louper sous aucun prétexte !
Un film à ne louper sous aucun prétexte !
Rédigé le 24 mars 2009 dans A l'affiche | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Hier soir, vers minuit, je suis restée scotchée devant l'émission de Frédéric Taddei, sur la 3, Ce soir ou jamais. Comment c'est possible ? Faut dire que j'avais enquillé quelques verres de ptit Chablis au resto, avant... et que cette émission, après une soirée un peu arrosée agit sur moi comme Histoires naturelles sauf que histoires naturelles c'est plus tard en général, et que je scotche parce que j'ai bu plus de quelques verres....
J'ai d'abord scotché sur Jeanna Balibar en me disant, bon sang qu'est-ce qu'elle ressemble à la grande dame brune (Barbara, l'unique, la seule), avec sa tête timidement penchée sur le côté, son regard noir et profond, mais ce n'est pas le sujet de ce post.
J'ai surtout scotché sur les extraits de films musicaux qui défilaient. Parce que oui, le thème de l'émission c'était les comédies musicales.
C'est le moment de faire mon coming-out cinématographique... J'ai une passion cachée, indicible pour les comédies musicales françaises au cinéma. Je précise "au cinéma", parce que les comédies musicales à la kamel oualalalili au palais des congrès, c'est pas mon truc. Donc mon kiffe, ce sont les films musicaux, pour faire simple. Et je précise "françaises", parce que j'aime pas lire les sous-titres en écoutant des chansons et parce que Demy et Legrand sont les maîtres du genre, et ils sont Français, comme Félix Potin. Désolée pour les fans de Fred et Ginger ou de Bollywood !
J'aime les films musicaux, parce que j'aime le côté un peu gnangnan qui s'en dégage de prime abord, j'aime les décors papier mâché aux couleurs acidulées, les thèmes musicaux qui se répètent à l'envie, les paroles chantées, les chorés improbables parce que moi aussi j'aimerais avancer dans les rues de Rochefort en sautillant, en faisant des triple loops et des grands écarts. J'aime les films musicaux parce que les réalisateurs se font plaisir sur le choix des actrices (Demy-Deneuve quelle histoire). J'aime les films musicaux parce qu'il y a toujours une histoire d'amour sur fond social impossible. J'aime les films musicaux parce qu'ils me mettent la banane.
Et surtout, j'aime ce genre parce qu'il permet souvent de faire passer des messages forts sur des thèmes ou des contextes sociaux difficiles, tout cela avec un air futile. Subtile, non ? La preuve ?
>> L'inceste dans Peau d'Ane, merci à la fée Lila (ça commence à 2 minutes 10 sur la vidéo) !
Vous pouvez aussi retrouver la recette d'amour de Catherine et l'extrait le plus drôle du film, les rêves secrets d'orgie du prince et de la princesse (mais attention à ne pas trop abuser sur la buvette !), c'est cadeau, c'est pour les fans !
>> les couples déchirés par la guerre d'Algérie dans les Parapluies de Cherbourg. "Mon ââââmour je t'aimerais toute la vie..." J'adore le vélo qui avance tout seul dans les rues de Cherbourg sur un tapis roulant !
>> la recherche de l'idéal féminin dans les Demoiselles de Rochefort. Quel lover ce Maxence. Bon ok, dans les demoiselles, il faut gratter pour trouver un message politique !
>> la vilénie des femmes dans 8 femmes. C'est aussi l'unique occasion de voir Fanny Ardant et Catherine Deneuve se rouler des pelles sur le tapis du salon, de voir Huppert en vieille fille acariâtre chanter message personnel et Béart se dandiner sur A pile ou Face. Que du bonheur ! Attention, c'est doublé en russe, encore plus sexy ! la chanson est à 1 minutes 10.
>> les années Sida dans Jeanne et le Garçon formidable. Avec un Mathieu Demy (fils de Jacques) habité par le genre, et une Ledoyen pas si mauvaise...
Pas moyen de trouver une vidéo de ce film magnifique ??? Bon quand-même un petit lien par ici.
>> le trilogisme, l'homosexualité, l'amour avec plusieurs possibilités dans Les histoires d'amour. Christophe Honoré fait un petit clin d'oeil au tapis roulant des Parapluies de Cherbourg, mais ici, c'est Ludivine Saignier qui est à la place du vélo ! Louis Garrel est craquant et Alex Beaupain sert magnifiquement les paroles des chansons. Et puis, Chiara rend surement hommage à sa mère en poussant un peu la chansonnette !
C'est à cause de tous ces films que j'aime ce genre. A cause de Jacques Demy, la grande Catherine et Michel Legrand aussi.
Bon, faut que j'arrête de boire du petit chablis regarder Taddei le lundi soir, moi.
Rédigé le 25 novembre 2008 dans A l'affiche | Lien permanent | Commentaires (10) | TrackBack (0)
Je sais que je vais me faire taper sur les doigts (Pascale, pas taper s'il te plait !), mais quelle déception !
Joaquin Phoenix en espèce de Tanguy (parce qu'il vit chez ses parents à 35 ans), un peu instable psychologiquement (il a fait plusieurs tentatives de suicide), beaucoup pataud (engoncé dans sa parka), passionnément fleur bleue, amoureux à la folie d'une blonde et pas du tout sexy (la parka, encore elle)... et bien oui, je suis déçue !
En gros, l'histoire c'est celle de Leonard (le mec-enfant joué par Joaquin) qui est fou amoureux d'une blonde un peu fofolle, Gouinette, mais sort avec une Brune nunuche, Vinessa avec la prescription de ses parents (en fait, elle est plus intelligente que lui, mais comme lui c'est un benêt, elle est forcément nunuche de tomber amoureuse d'un benêt, non ?).
Cela pourrait être une vraie comédie romantique, mais non, en fait. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas d'happy end !
Leonard va se prendre un vent de la blonde et va demander la brune en mariage... par dépit. Certains appelleront cela un happy end, mais moi, je trouve ça moche autant de complaisance en amour. Et oui, c'est moche, l'amour par dépit.
J'ai peut-être eu ce sentiment parce que je suis dans une phase où j'ai envie de croire en l'amour passionnément, mais voilà, pour moi, Two lovers restera un film je t'aime un peu, beaucoup, passionnément, à la folie... pas du tout.
En plus j'étais tellement certaine que j'allais adorer... Je suis tellement déçue de n'avoir pas aimé ! Déçue, mais alors, déçue !
Ne vous fiez pas à l'affiche, Joaquin en parka et avec des joues en plus, ils ont fait appel aux talents des graphistes de paris-match pour l'affiche, ça donne ça. Ca calme, hein ?
Rédigé le 24 novembre 2008 dans A l'affiche | Lien permanent | Commentaires (6) | TrackBack (0)
Depuis Sur la Route de Madison, chaque sortie de film réalisé par Clint est un événement. J'ai donc accouru les yeux fermés vers la salle de cinoche la plus proche de chez moi. Oui , je sais, ce n'est pas facile de courir les yeux fermés, surtout que je vais au cinoche en vélo, en général...
Pour le coup, j'étais un peu dubitative sur la performance d'actrice de la Jolie Angelina (Jolie mais un peu maig' à mon goût !)...
Et bien, si Babel est le film qui a propulsé Brad Pitt au rang de super acteur, L'échange inscrira Angelina dans la liste des actrices qui comptent (au delà des couvertures de presse people). Elle est époustouflante, dans le role de cette mère à la recherche de son enfant disparu, à coeur perdu. Tellement époustouflante qu'elle est même crédible sur des patins à roulettes ! C'est dire...
Comme d'habitude, je ne vous raconterai pas l'histoire, parce qu'il faut aller voir ce film ! J'en suis ressortie bouleversée et indignée, mais fière de voir une femme se battre dans un contexte où tout l'en empêche. On est en 1928, et les femmes qui contestent, à l'époque, on les envoyait à l'asile !
J'en suis ressortie avec le même type de sentiments que ceux que j'avais pu éprouver après avoir vu Erin Brockovich, film dans lequel Julia Roberts était incroyable de combativité. Comme Erin, L'échange narre une histoire vraie, ce qui est difficilement acceptable lorsque l'on découvre au fil du film les us et coutumes de l'époque...
Autre époque, autre combat, mais l'important n'est-il pas de résister dans le combat ?
Rédigé le 20 novembre 2008 dans A l'affiche | Lien permanent | Commentaires (8) | TrackBack (0)
Le film de l'année ? Ben oui, je n'ai pas peur de le dire ! Bon d'accord, j'ai un peu loupé 6 mois de sorties en salle cette année, 6 mois de ponctués par la sortie de les Chtis et Sex and the city chefs d'oeuvres que j'ai certainement loupés ! En plus, je viens de me rendre compte en collant la photo de l'affiche, là à gauche, que le New York Post pense la même chose que moi, bande de suiveurs ! je suis super en phase avec le New York Post ! Ca fait de belles jambes, ça !
Franchement, je crois que cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vu un film aussi juste (même si le sentiment d'injustice nous tiraille tout au long de l'histoire) et poignant !
The Visitor, c'est l'histoire de Walter, un professeur d'université en fin de carrière, blasé par la vie et usé par les épreuves qu'elle lui a infligé. Il tente d'apprendre le piano, certainement en mémoire de sa femme défunte, qui était elle-même pianiste. En vain...
Lorsque son université l'envoie à Manhattan pour une conférence, il dans l'appartement dont il est propriétaire mais qu'il n'utilise que rarement, qu'un couple de jeunes clandestins, Tarek et Zineb s'y est installé, abusé par un faux loueur. Cet événement va bouleverser le train-train de Walter, et surtout faire renaître en lui des sentiments. Je ne vous raconterai pas la suite de ce film, car il faut ABSOLUMENT aller le voir !
Il y a comme une sorte de pudeur qui plane dans chaque situation d'injustice, la pudeur de ceux qui savent qu'ils ne seront jamais vraiment chez eux ici. Et face à la pudeur de chacun des personnages, la spectatrice que je suis a essayé de retenir ses larmichettes...
Il y a parfois l'espoir, l'espoir de voir un jour s'installer la mélodie du bonheur, même si la seule mélodie qui s'installe en fil rouge et résonne, c'est celle de la musique comme lien universel entre les hommes. Tant de finesse dans un monde de brutes... car oui, ce film est bouleversant de finesse !
Et puis, en ces temps où l'espoir flotte à nouveau sur la bannière étoilée américaine, ce film prend toute sa dimension...
Un film qui me laisse.... Pfouille ouille ouille...
Rédigé le 05 novembre 2008 dans A l'affiche | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)
Petit retour dans les cours d'école ou les soirées alcoolisées...
Pour les ignares ou ceux qui étaient trop allumés pour s'en souvenir, le chifoumi c'est le pierre feuille ciseaux (je rappelle que le puits est non homologué par la fédération française de chifoumi).
Et bien pour battre Edward aux mains d'argent au chifoumi, c'est facile, il suffit de faire pierre, vu que le pauvre bougre ne sait faire que ciseaux !!!!
Pourquoi je vous parle de cela ? Vendredi j'ai eu le plaisir d'assister à ce spectacle qui se tenait Théâtre du Châtelet (je l'avais loupé à l'opéra de Sidney lorsque j'étais en Australie, ouais j'me la pète !)... Ce spectacle est un vrai ballet (oui oui avec des danseurs et même un orchestre !) parfois émouvant parfois drôle, avec une mise en scène oscillant entre west side story et les demoiselles de Rochefort et une musique très walt disney... Bon dis comme ça, je ne sais pas si c'est bien tentant, mais je vous assure que j'ai adoré !
Le spectacle nous ferait presque oublier le beau Johnny...
Rédigé le 02 novembre 2008 dans A l'affiche | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
Cela fait 2 mois que je suis rentrée de mon tour d'Asie... J'ai une p**** d'envie de plonger, ça y est, ça me démange ! Pour prendre une dose de grand bleu, je viens de regarder le film Les seigneurs de la mer (Sharkwater) qui vient de sortir en DVD. En passant, il faut remercier MK2 de permettre ce type de production en France, c'est de plus en plus rare de nos jours ! Les seigneurs de la mer est un vrai film d'amour pour ces animaux si mal-aimés et surtout en danger, du fait du shark finning (le commerce des ailerons de requins).
Les seigneurs de la mer est à la base un film documentaire réalisé par Rob Stewart (à ne pas confondre avec son "cousin" Rod, le chanteur boiteux plein comme une barrique de whisky !). Rob rêve de requins depuis qu'il est tout petit, il devient photographe sous-marin, biologiste et décide de monter un documentaire animalier sur cet animal vieux comme le monde. Il souhaite faire tomber les préjugés que le monde peut avoir sur les squales. Il souhaite montrer que le monstre qui a fait la gloire des dents de la mer, n'en est pas un.
"N'ayez pas peur", comme disait Jean-Paul !
Tout d'abord, il faut rappeler que ce prédateur est indispensable à l'écosystème (et en allant plus loin à la survie de la planète). Ensuite, les accidents provoqués par des requins sont exagérés dans l'inconscient commun. Chaque année, il y a environ 5 morts constatées des suites d'une morsure de requin (c'est l'hémorragie qui s'en suit qui provoque le décès, car le requin ne mange pas l'humain), alors que l'on en compte une centaine dues aux tigres ou aux éléphants. J'écrivais ici même l'an dernier, qu'il était plus dangereux de prendre l'ascenseur que de plonger avec des requins... Bien sur, 5 morts c'est déjà bien triste, mais comparé à la peur qu'engendre l'animal, cela semble démesuré.
En fait, il suffit de plonger pour s'en rendre compte. La première fois que j'ai rencontré un requin (un pauvre requin nourrice tout gentil, en plus), j'ai vidé 100 bars en 10 minutes ! La peur de l'inconnu. Aujourd'hui, je m'approche à pas de loup pour les prendre en photo, je vais doucement, car je sais que si l'animal est curieux, il n'en est pas moins timide. Je me suis vite rendu compte que le requin avait plus peur de la grosse bête qu'était le plongeur que l'inverse !
Mais revenons au film... Au fil du tournage, Rob Stewart entre en contact avec Paul Watson, un activiste de Greenpeace. A partir de ce moment, le tournage prend une autre tournure. Ils s'engagent dans la protection de 2 réserves naturelles, les Galapagos et les Iles Cocos (Les Iles Cocos, c'est mon rêve ultime de plongée !), avec l'appui des gouvernements locaux. Ils partent ainsi à la poursuite des braconniers venus chercher des ailerons de requins, qui sont une sorte de caviar pour les asiatiques, les Chinois surtout. Ils découvrent qu'au Costa Rica, même si la pêche au requin est officiellement interdite, il y a une vraie mafia taïwanaise qui fait du trafic d'ailerons.
Initialement documentaire animalier, ce film prend, de fait, un côté militant et devient un vrai plaidoyer pour la protection des requins. Le ton est très "à l'américaine" (à la mickael moore, si vous voulez), avec des faits et des chiffres simples, mais ça a le mérite d'être marquant et pédagogique ! Il changera forcément la vision que vous aviez des squales ! Même si, à mon sens, rien ne vaut une plongée dans le grand bleu pour se rendre compte de la réalité du monde sous-marin.
Et puis, et puis, il faut dire que ce petit Rod Stevart (pas encore 30 ans) est plutôt "cute"... il est loin le temps des vieux loups de mer avec un bonnet rouge en laine sur la tête !
Rédigé le 31 octobre 2008 dans A l'affiche, Dive Now... Work later | Lien permanent | Commentaires (7) | TrackBack (0)
En sortant de la salle sombre, j'ai entendu un gars dire à peu près cela : "Ca fait très Almodovar comme film !" Glurp, t'as déjà vu un film d'Almodovar, mon gars ? Ce n'est pas parce qu'on est en Espagne, qu'il y a une musique espagnole entêtante (Giulia y los tellarini) et que Penelope Cruz joue une "femme au bord de la crise de nerfs" que c'est du Almodovar ! Non, non, c'est du Woody Allen ! Du Woody Allen moderne et muy sensual !
Je ne vous raconterai pas l'histoire, mais le titre de ce billet devrait vous mettre sur la piste... Le plus marquant dans ce film, c'est le casting, un casting de choc et de charme, avec un Javier Bardem toujours aussi mâle, toujours aussi séducteur (hummmm hombre !) dans un harem de qualité : une Penelope Cruz qui crève l'écran, incroyablement sensuelle et détraquée, une Scarlett Johansson qui prouve que le sensualité n'est pas l'apanage des brunes latines pulpeuses, quand à la brunette Rebecca Hall (si elle avait été rousse, ça aurait été un peu too much !), elle est juste à tomber lorsqu'elle dit Juan Antonio avec l'accent américain...
Et l'amour dans tout ça ? Qu'il soit à choix multiple ou exclusif, ben oui, c'est compliqué, mais ça, c'est pas nouveau ! Alors, est-ce que le casting suffit à faire un très bon film ? Et bien oui, lorsqu'il est dirigé par la main d'un maître !
Rédigé le 09 octobre 2008 dans A l'affiche | Lien permanent | Commentaires (9) | TrackBack (0)
Je sais, je ne suis pas super "up to date", dans mes billets du moment. Hier, je vous parle de l'expo Avedon qui fermera ses portes samedi, et voilà que je fais un billet sur un film qui est sorti il y a plus de 2 mois ! Mais voilà, j'avais pris un peu de retard ces 6 derniers mois ! Je rattrape mon retard petit à petit. D'ailleurs, je remercie Pascale qui fut de bon conseil quand aux toiles qui m'auraient échappé ! D'ailleurs, je vous recommande chaleureusement son blog sur le cinéma qui vraiment tient la route !
J'avais eu des échos enthousiastes et d'autres beaucoup plus critiques sur ce film. Dans le noir de la salle, ce fut pareil. Certains ont chialé comme des madeleines et d'autres sont partis en plein milieu de la séance.
Je fit partie du premier groupe. Pfouille ouille ouille ! J'avais oublié ma boite de kleenex, et je peux vous dire que mon écharpe a pris cher, très très cher en rimel !
C'est l'histoire d'une famille, la mienne, la votre. Avec ses joies, ses peines, ses relations conflictuelles, parfois, souvent. Alors, bien-sûr lorsqu'on entre dans ce genre de thème, on peut facilement tomber dans des histoires éculées avec des personnages un peu stéréotypés. Bien-sûr. Mais, je fais partie de ceux qui se sont laissé happer par l'émotion. Eux, c'est moi, c'est vous, c'est nous. Et puis, la vie c'est comme ça :
Rester debout mais à quel prix
Sacrifier son instinct et ses envies
Les plus essentielles
Mais tout peut changer aujourd'hui
Et le premier jour du reste de ta vie
C'est providentiel
Vous reprendrez bien une petite dose de Daho pour la route ?
Rédigé le 26 septembre 2008 dans A l'affiche | Lien permanent | Commentaires (6) | TrackBack (0)
Un nouveau film du duo Jaoui-Bacri, c'est toujours une réjouissance ! Je crois que le film s'est fait dégommer par la crème de la critique (les cahiers et les inrocks entre autres)... mais, moi, j'ai passé bon un moment ! Certes, ce n'est pas leur meilleur film, c'est un film réjouissant.
On parle souvent de la pluie et du beau temps, parce que c'est bien plus simple et moins engageant émotionnellement que de parler de la profondeur des choses, de ce qui nous touche, ce qui nous blesse. Tous les personnages de ce film sont dans une situation de vie conventionnelle où malgré les sentiments aucun écart n'est permis, où la peur de faire éclater les conventions est toujours présente.
Le duo Bacri/Jaoui marche toujours aussi bien et Jamel semble rempli d'humilité face à ces 2 as de la réplique. Les seconds rôles ne sont pas en reste.
Ce film est tendrement cruel envers la politique technocratique (Jaoui joue une femme politique débarquée en province sous prétexte de parité), la vie de couple plan-plan, les féministes (Jaoui y joue finalement une féministe bien conventionnelle, militante ayant peur de s'engager sentimentalement), les rêveurs (Bacri en rêveur quasiment non râleur, à la limite du boulet, est touchant !), la famille...
On a envie de dire à tous ces personnages de faire voler en éclat les conventions, de vivre avec passion, de ne pas refuser le "Goût des Autres". Chacun a le droit au bonheur, merde alors !
Rédigé le 23 septembre 2008 dans A l'affiche | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (0)

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