Comment glandouiller au Cambodge ?
De retour de mon île, j'ai passé une journée à glander sur la plage de Sihanoukville. Et comme je n'avais rien d'autre à faire que glander, j'ai accepter les propositions à répétition de deux jeunes sœurs pour me faire une totale beauté... Au programme, manucure, pédicure et épilation, le tout vautrée sur un transat... J'ai ainsi testée l'épilation locale. Ici, pas de cire chaude ou de bande à épiler. L'épilation se fait avec un bout de fil à coudre. Comment cela me direz-vous ? Et bien, les petites minettes se coincent un bout de fil entre les dents, prennent l'autre bout avec une main et avec la seconde main enroulent le fil en son milieu. Ensuite, elles passent le fil enroulé sur le poil et hop le vilain poil s'en va. Je ne suis pas sure que vous visualisiez bien, moi aussi j'avais du mal à comprendre avant qu'elles ne me le fassent. Et comme le travail se fait poil par poil et que j'ai une pilosité inversement proportionnelle à celle des Asiatiques, et bien ça a pris 2 heures (et elles étaient 2 en plus !)
J'ai ensuite pris un bus pour Kampot, une vieille ville coloniale bien endormie où j'ai passé 3 jours.
Dans toute la région, on sent l'influence française via l'architecture des vieilles bâtisses, ainsi que la perte de vitesse (pour ne pas dire la mort) de cette influence. J'ai même visité une ancienne station d'altitude (enfin 1000m !), le Bokor, qui a eu ses heures de gloire lorsque les Français venaient s'enivrer et claquer leur francs au casino. Cette station maintenant totalement abandonnée, une sorte de village fantôme.
La région de Kampot est aussi connue pour son poivre, qui est l'un des plus fins du monde ! J'espère que ça parlera aux fins gastronomes !
Alors, pourquoi passer 3 jours dans une région toute endormie ? Et bien parce que ça fait du bien de prendre son temps, de rouler en vélo sans but de visite précis, mais juste pour en prendre plein les yeux, s'assoir pour boire un jus de canne à sucre dans un village de pêcheur, discuter avec des gens, regarder le vaches traverser les rues, se faire masser par des aveugles (incroyable), bouquiner dans un hamac. Ha tiens, j'ai terminé mon deuxième bouquin, "La vie devant soi" d'Emile Ajar/Romain Gary... je n'ai pas un rythme de lecture acharné et c'est surement tant mieux, car cela veut dire que j'ai autre chose à faire !
Et puis, je me suis retrouvée dans une guesthouse sympa où il y avait un bon groupe de backpackers qui comme moi voyagent pour longtemps et ne sont donc pas pressés par le temps... Comme Kampot n'est pas un lieu touristique majeur, les "vacanciers" (ceux qui prennent 10 jours pour visiter le Cambodge) n'ont pas le temps de perdre du temps là-bas, il n'y a donc que des routards (peut-être une cinquantaine dans toute la ville, donc assez rapidement on se connait tous).
Parfois, j'ai besoin de me poser dans un endroit, peut-être par besoin de repères. Dormir 3 nuits de suite dans le même lit et ne pas devoir se prendre une suée tous les matins en essayant de fermer son sac, croiser des têtes connues, prendre ses petites habitudes (j'ai remarqué que souvent, chacun s'installait toujours à la même table, sur la même chaise.), jouer aux cartes à l'heure de l'apéro avec le mêmes personnes.
J'ai du repasser une nuit à Phnom Penh pour des histoires de visa pour le Vietnam (c'est l'un des seuls pays asiatiques qui ne délivre pas de visa à la frontière...). J'ai changé de quartier et ai passé la nuit en plein centre-ville. Cette ville est pleine d'extrêmes, on y croise de grosses voitures aux vitres teintées qui klaxonnent les gamins en haillons qui portent des sacs plus gros qu'eux. Ha oui, car en Asie, plus t'as un gros véhicule, plus tu as un gros klaxon et plus tu es puissant, donc tu as la priorité sur la route. Autant dire que quand tu es piéton ou chien, tu n'es rien ! Il ne te reste plus qu'à fermer les yeux et à traverser la route !
La nuit, la pauvreté est encore plus criante que le jour. Il y a un nombre de personnes qui dorment dans les rues sombres, sur des nattes entre les détritus et les rats, dans leur tuk tuk ou à même le sol, une moustiquaire accrochée à un poteau... J'avoue que je n'ai pas trop trainé dans Phnom Penh by night hier.
Aujourd'hui, je suis arrivée au Vietnam, à Ho Chi Minh Ville (ou Saigon, suivant votre religion !). C'est busy busy comme on dit par ici... busy étant sensé condenser les termes suivants : bruyant, circulation dense et klaxon qui va avec, pollution, harcellement des tuk tuks... Bref une grosse ville asiatique. J'ai quelques appréhensions par rapport au Vietnam, j'ai entendu tellement de récits de backpackers au sujet des mecs qui essaient de t'arnaquer... mais je suis quand même venue histoire de me faire ma propre opinion.
A bientôt pour le prochain récit vietnamien !

Enfin tu glandes un peu ! Ça me rassure sur mon weekend qui fut totalement improductif mis à part avoir une consommation encore trop importante de bière et de mauvais films américains.
Biz !
Rédigé par: Guigui | le 23 avril 2008 à 00:15
Bon séjour au Cambodge !
( Plus sur le Cambodge sur: http://www.netvibes.com/cambodia )
Rédigé par: Cambodge | le 23 avril 2008 à 05:19
>> Guigui : bière + TV... et avec une main dans le calbutte, aussi ?
Rédigé par: Marie-Net | le 26 avril 2008 à 14:12